En 2009, les PME québécoises sont bel et bien branchées. Elles sous-utilisent toutefois le potentiel des TI !
Bien que la quasi-totalité des PME québécoises soient branchées à Internet (87%), qu’elles soient aussi plus nombreuses à être branchées à la haute et très haute vitesse (90%), que plus de la moitié d’entre elles disposent d’un site Web (56%) et que la quasi-totalité (93%) aient informatisé au moins un processus de gestion à l’intérieur de l’entreprise, il n’en demeure pas moins que l’usage des TI en tant que tel reste clairement sous exploité. En effet, à peine le quart des PME branchées offrent des fonctionnalités d’affaires sur leur site Web, une minorité (15%) a franchi l’étape ultime de l’intégration de ses processus de gestion, seulement 20% possèdent une ressource interne en TI. Malgré cela, les usages plus classiques d’Internet pour communiquer, transiger et s’informer continuent de croître, et ce, essentiellement dans les grandes PME (de 100 employés et plus).
Une situation qui n’a d’ailleurs pas beaucoup évolué depuis 2007. Or, dans un contexte où le paysage économique du Québec est dominé par les PME, il s’avère essentiel de mettre en place des pratiques innovantes et d’intégrer les outils nécessaires à leur développement. Pour profiter pleinement des installations TI en place, les PME devront sans doute investir davantage dans l’optimisation des processus pour une meilleure rentabilisation des ressources et pour être plus compétitives.
Voilà le constat global tiré de la troisième édition de NetPME, une enquête menée par le CEFRIO en collaboration avec la firme SOM Recherches et sondages. Réalisée auprès de 1801 petites et moyennes entreprises du Québec comptant entre 5 et 499 employés, cette étude fait plus spécifiquement le point sur leur niveau d’adoption des TI, l’usage qu’elles en font et les objectifs visés. On y approfondit de multiples facettes de l’informatisation des processus d’affaires et des méthodes de production d’une entreprise.
La réalisation de NetPME 2009 a été rendue possible grâce au soutien financier de la Fédération des caisses Desjardins, du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE), de Services Québec et de TELUS.
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