Billets avec mot-clé ‘électronique’

Quelles affaires mes concurrents font-ils aux USA?

3 juin 2008 par Réjean Roy

Publié aux Pays-Bas avec l’appui de milliers de veilleurs bénévoles dispersés à travers le monde, le bulletin hebdomadaire Springwise renseigne les entrepreneurs sur des idées d’affaires intéressantes à imiter, adapter ou adopter. J’aime en particulier celle des cintres publicitaires en carton recyclé qu’utilisent maintenant de nombreux nettoyeurs américains (finis les cintres de métal!). Cependant, mon attention, cette semaine, a été attirée par la nouvelle du lancement d’un service Web appelé ImportGenius. « Import/export data is collected by US Customs each day, and it is already publicly available. What’s been missing, however, is an easy way to search through it, rendering it virtually inaccessible. That’s where Arizona-based ImportGenius comes in, with an interface that gives customers immediate information on shipments as they cross customs. The company’s ImportScan service, priced at USD 399 per month, gives customers unlimited access to detailed information on every shipment entering the United States since 2006 for their industry vertical. Using ImportGenius’s simple interface, they can search by product type, importer, exporter, date of entry, port of entry, loading port, importer’s address, exporter’s address and more. Results include contact information for both the exporter and importer of the shipment, revealing where competitors are sourcing their products overseas and where overseas suppliers are selling in the US ». On peut retenir deux choses de cette nouvelle. Premièrement, les exportateurs québécois et canadiens peuvent maintenant obtenir sur leurs clients américains ou rivaux internationaux une information qui les aidera à discerner l’apparition de tendances et prendre des décisions clés. Deuxièmement, l’ajout de valeur ajoutée à l’information déjà recueillie par les administrations (souvent sous la forme d’une simplification de l’accès aux données gouvernementales) peut constituer une occasion d’affaires intéressante pour les entreprises. L’exploitent-elles assez?

Tom Davenport: sceptique envers le Web 2.0

3 juin 2008 par Réjean Roy

Tom Davenport, l’un des experts en TI les plus réputés au monde (et un collaborateur du CEFRIO à quatre reprises) explique dans son blogue pourquoi, contrairement à ce qu’avance Don Tapscott (un autre gourou), les outils du Web 2.0 auront peu d’impacts sur le fonctionnement des gouvernements. Selon Davenport, Tapscott « foresees Web 2.0 technologies being employed to transform service delivery, make smarter policies, flatten silos and, most importantly, reinvigorate democracy ». Mais compte tenu qu’aux États-Unis, la culture gouvernementale rend déjà difficile le remplacement des vieux ordinateurs, demande Davenport, comment prendre au sérieux l’idée qu’à terme, les wikis transformeront en profondeur l’administration fédérale américaine ?

Davenport craint que ce type de prédictions ait en fait un effet négatif : « They might lead, for example, to disenchantment with the technology when it doesn’t lead to the promised result. Companies and organizations might end up spending more on the technologies than their utility warrants ». Le chercheur bostonnais n’a sans doute pas tort. Cependant, on peut penser qu’il demeure important de produire des visions ambitieuses de l’avenir — même si, dans les faits, celui-ci prendra sans doute une forme plus édulcorée que celle mise de l’avant par les pronostiqueurs.