Billets avec mot-clé ‘dépenses’

La croissance du e-commerce se maintient en octobre 2009

24 novembre 2009 par CEFRIO

En octobre 2009, 18 % d’adultes au Québec ont effectué des achats en ligne pour un total de 204 millions de dollars. À la même période en 2008, 13 % des adultes québécois avaient acheté pour 241 millions de dollars sur Internet. La valeur moyenne du panier d’achat en octobre 2009 se chiffre à 223 dollars par cyberacheteur alors qu’il était de 244 dollars en 2008.

De manière générale, les dépenses réalisées en ligne et la valeur moyenne du panier se sont maintenues, tant par rapport à octobre 2008 qu’au mois dernier. La proportion de cyberacheteurs a, pour sa part, connu une augmentation de 36 % par rapport à octobre 2008 mais demeure stable comparativement à septembre 2009.

Communiqué de presse - Indice du commerce électronique au Québec - Octobre 2009

Responsables du projet :

Najoua Kooli, Directrice de projet, CEFRIO
Annick Desforges, Chargée de projet, CEFRIO

Les Canadiens font preuve de pessimisme face à la crise financière mais ne réduisent pas leurs dépenses en matière de TI…

28 mai 2009 par CEFRIO

Face à la crise financière, un pessimisme mondial continue de s’accroître. C’est du moins le sentiment qui se dégage à la lecture de l’enquête trimestrielle réalisée en mars, par le  réseau Win. En fait, à chaque trimestre, des firmes de sondages à travers le monde sondent la population sur sa perception de la crise financière et économique dans son pays. Ainsi, en mars 2009, plus de 20 000 répondants de 25 pays différents ont participé à l’enquête. Au Canada, Léger Marketing était la firme de sondage responsable de cette étude.

Les pays développés demeurent toujours craintifs face à la crise économique

Tout comme il l’a été rapporté en janvier 2009, les pays développés demeurent encore craintifs face à la crise. Interrogés sur la perception qu’ils ont de l’avenir économique de leur pays, une majorité de Canadiens1 craignent une dégradation de leur économie. En mars 2009, le Canada figurait parmi les 10 pays qui croyaient que la situation économique du pays s’empirera d’ici les trois prochains mois. Cette perception s’était toutefois améliorée entre janvier et mars 2009 alors que 61 % des Canadiens anticipaient le pire en janvier comparativement à 52 % en mars. Notons que le pessimisme à l’égard de la crise financière était à son plus élevé parmi les pays du G8, dont le Royaume-Uni (67 %), la France (63 %), l’Allemagne (61 %) et le Japon (60 %). Les perceptions les plus favorables ont été relevées auprès des répondants de pays en émergence, soit après de ceux du Qatar (45 %), du Koweït (39 %), du Brésil (35 %), de l’Arabie saoudite (29 %) et des Émirats arabes unis (28 %).

Pas de crainte d’une baisse de revenu à court terme

Étrangement, l’Instabilité économique actuelle ne semble pas apeurer les Canadiens en égard à leur revenu familial. En mars 2009, près de la moitié d’entre eux (48 %) pensaient que leur revenu familial demeurera le même au cours des 12 prochains mois, se situant ainsi dans la moyenne mondiale. En janvier, la même perception se situait à 16 %, soit 4 points de pourcentage de moins qu’en mars. De plus, le quart des Canadiens (25 %) croyaient d’ailleurs que leur revenu familial augmentera d’ici la prochaine année alors qu’un Canadien sur 5 (20 %) anticipait une baisse de son revenu familial.
 
Les habitants de l’Islande (55 %), du Japon (49 %) et de la Russie (43 %) croyaient fermement que leur revenu familial allaient diminuer au cours des 12 prochains mois comparativement aux Brésiliens (61 %) qui, pour leur part, prévoyaient une augmentation de leur revenu familial, et ce, au cours de la même période de référence.

Les Canadiens coupent, mais pas dans les télécommunications
 
Par contre, les Canadiens ne sont pas prêts à couper dans les dépenses : ils maintiennent le même style de vie. À vrai dire, seulement le tiers (32 %) des Canadiens aurait effectué des coupures dans leurs dépenses en mars 2009. Le secteur le plus touché par une baisse de revenus est celui du divertissement où plus de la moitié (54 %) des Canadiens y auraient réduit leurs dépenses. Les autres secteurs qui ont subit des réductions de dépenses importantes en mars 2009 touchent ceux des vêtements, chaussures et accessoires (47 %), des vacances et voyages (42 %) et des électroménagers (42 %).

Les Canadiens limiteraient cependant moins leurs dépenses en matière de télécommunication : en mars, seulement 19 % auraient réduit les dépenses liés à leur cellulaire, 13 % à leur service de télévision et 8 % à leur service Internet! Bref, les Canadiens coupent dans le luxe mais tiennent à leurs technologies.

Mais lorsque vient le temps de réaliser de gros achat, tel l’achat d’une maison, les Canadiens demeurent partagés… De manière générale, en mars 2009, 42 % des Canadiens croyaient qu’il s’agissait d’un bon moment pour acheter une maison. Le tiers (32 %) des Canadiens demeurait toutefois ambivalent alors que qu’un Canadien sur cinq (19 %) croyait fermement qu’il s’agissait d’un mauvais moment pour l’achat d’une maison. Comparativement à janvier 2009, une baisse de 7 points de pourcentage est observable en mars. Ainsi, en janvier, le quart (26 %) des Canadiens croyait qu’il s’agissait d’un très mauvais moment pour acheter une propriété alors qu’en mars, cette même proportion atteignait 19 %. À ce chapitre, le Canada figure parmi les 7 pays où les habitants sont favorables à l’achat d’une résidence, et ce même en situation de crise financière et économique.

Faible confiance envers la gestion de la crise

Enfin, lorsqu’interrogés sur la capacité de leur gouvernement de faire face à la crise, les populations du G82 ont mis, en moyenne, une note de 4,2 sur 10. Ainsi, en mars 2009, les répondants canadiens, pour leur part, accordaient une note de 4,5 sur 10 quant à leur niveau de confiance à l’égard du gouvernement pour gérer la crise (4,8 en janvier); de 6,1 sur 10 pour décrire leur confiance envers la stabilité de leurs institutions financières (6,3 en janvier); et de 3,4 sur 10 pour exprimer leur niveau de confiance dans la stabilité des marchés boursiers (3,5 en janvier).

Une économie canadienne « en déclin »

En terminant, l’indice mondial de WIN évalue l’impact de la crise financière et les comportements des citoyens de chacun des pays afin de déterminer la viabilité de l’économie du pays. Les analystes de WIN place le Canada (avec l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse) dans une situation économique « en déclin ». Plus précisément, les résidents des pays qui se retrouvent dans cette catégorie n’auraient pas encore réduit significativement leurs dépenses en raison d’une perception ambivalente envers la situation économique actuelle. Toutefois, une perception plus négative les inciterait à réduire davantage leurs dépenses dans un horizon à court terme. En raison de ceci, l’Indice prévoit que ces pays demeureront dans un cycle économique négatif plus longtemps que les autres.

Méthodologie

La portion canadienne de l’enquête a été réalisée par Léger Marketing au moyen d’un sondage en ligne. Au total, 1 711 répondants canadiens de 18 ans et plus ont pris par à l’enquête qui s’est déroulée du 4 au 8 mars 2009. Une marge d’erreur de ±2.37 % (19 fois sur 20) a été relevée dans un intervalle de confiance de 95 %. Les résultats ont été pondérés en fonction de l’âge et du sexe afin d’assurer la représentativité de la population totale.

Source : Léger Marketing et WIN. WIN est un réseau qui regroupe les plus grandes firmes indépendantes au monde représentant 88% du marché mondial. Vous pouvez obtenir plus d’informations sur le site www.winmr.com.

 Notes :
1 -L’étude sonde la perception des adultes canadiens, âgés de 18 ans et plus.
2- Les pays qui composent le G8 sont : les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, le Canada et la Russie.