Archives pour la catégorie ‘gestion des connaissances’

La SAT reconnue premier « Living Lab » en Amérique du Nord

31 mai 2010 par Gisèle Bertrand

En avril dernier, la Société des arts technologiques [SAT] a été reconnue comme le premier «Living Lab» en Amérique du Nord et membre à part entière de l’important réseau ENoLL (European network of Living Labs).

Lors d’un précédent article, nous avons abordé le concept des « Living Labs ». Depuis, une quatrième cohorte de laboratoires ont été accrédités lors d’une conférence tenue en Espagne portant ainsi le nombre de membres du réseau ENOLL à 212 laboraboires.

La Société des arts technologiques est un centre transdisciplinaire de recherche et création, de production, de formation et de diffusion voué au développement et à la conservation de la culture numérique. Elle est le plus important centre indépendant de production digitale au Canada et un des cinq centres de diffusion les plus prolifiques au monde. Lire le reste de cet article »

Un bel exemple de gestion de connaissances - Agri-Réseau fête ses dix ans !

16 avril 2010 par Gisèle Bertrand

À l’ère du questionnement sur le captage et le transfert d’expertise et de connaissances,
voici un projet précurseur en réalisation depuis dix ans : Agri-Réseau.

Une information, aussi importante soit-elle, sert peu si elle n’est pas mise à jour, communiquée et exploitée adéquatement par la bonne ressource au moment opportun. Mais encore faut-il qu’elle soit disponible et repérable. À la fin de 1999, pour palier au départ à la retraite de nombre d’experts en agriculture, de leurs connaissances et de leur expertise, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), de concert avec le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ), annonçait la mise en ligne d’Agri-Réseau. Dix ans plus tard, Agri-Réseau constitue LA référence sur le Web dans toute la francophonie en matière d’information technique et scientifique dans le domaine.

L’objectif du projet consiste, encore aujourd’hui, à accélérer la diffusion de l’information de pointe auprès des entreprises et des professionnels québécois de l’agriculture et de l’agroalimentaire grâce à des sites Internet spécialisés. Il s’agit également de matérialiser sous forme de documents le capital intellectuel et les expériences détenus par les collaborateurs ou les experts des secteurs au bénéfice de tous.

Mais qu’est-ce qu’Agri-Réseau ? Il s’agit de:

  • 30 sites Internet, spécialisés en agriculture et en agroalimentaire, et 30 pilotes et leurs collaborateurs;
  • Une clé de classement commune;
  • 275 auteurs (volontaires) provenant de 40 organisations différentes et collaboratrices (privées, publiques, secteur de la recherche);
  • Une plateforme conviviale permettant un mode de fonctionnement souple ;
  • 1,5 million de visites enregistrées pour l’année financière 2009-2010, en provenance de 108 pays;
  • 40 000  abonnements aux sites spécialisés;
  • 15 000 documents et hyperliens ;
  • Une gouvernance efficace.

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Séminaire sur la Gestion et le transfert des connaissances dans le secteur public

11 mars 2010 par Lise Santerre

En février dernier, le CEFRIO a organisé en collaboration avec l’ENAP et le Secrétariat du Conseil du trésor, un séminaire qui visait à sensibiliser les intervenants du secteur public à l’importance de la gestion des connaissances stratégiques. Des cas exemplaires y ont été présentés afin d’amorcer une réflexion sur les enjeux, les défis et les tendances émergentes dans le domaine. Tenu à guichet fermé, l’événement a réuni plus d’une centaine de participants.

Rappelons qu’au cours des dernières années, le CEFRIO a acquis une forte expertise en gestion du savoir. Son projet de recherche-expérimentation Transfert intergénérationnel des savoirs a notamment aidé les organisations participantes à définir de façon plus stratégique les savoirs et les savoir-faire qu’elles ne pouvaient se permettre de perdre à la suite du départ à la retraite ou du départ tout court d’employés expérimentés.

Compte rendu

Des présentations, en plénière, ont d’abord permis de brosser un court portrait de la situation au sein de l’appareil gouvernemental québécois et d’expliquer le contexte du projet de recherche-expérimentation en transfert intergénérationnel des savoirs, conduit par le CEFRIO. Ces présentations ont également porté sur les conditions de succès d’une démarche organisée de gestion des connaissances et sur les questions qu’elle soulève.

Un premier atelier sur les enjeux organisationnels et les défis à relever a clairement fait ressortir l’importance et la diversité des besoins des organisations dans le cadre des départs massifs à la retraite, mais également au quotidien, face à la mobilité grandissante de la main-d’œuvre. Si des efforts sont nécessaires pour lever les obstacles à un transfert efficace d’expertise dans nos organisations (limite des ressources disponibles, manque d’expertise, absence de volonté, etc.), il importe de viser aussi, à plus long terme, un véritable changement de culture dans le but d’instaurer des pratiques de gestion des connaissances plus efficaces.

Le second atelier a porté sur les interrelations entre la gestion des connaissances et la gestion des ressources humaines. Les participants ont convenu que les directions des ressources humaines sont responsables d’accompagner les gestionnaires dans leur démarche de transfert de connaissances et ce, conjointement avec les autres directions concernées. Ils ont exprimé divers besoins : de formation, de professionnalisation, d’outillage et d’harmonisation des procédures dans le domaine. Enfin, les échanges ont mis en lumière la nécessité de partager les expériences et de susciter des synergies entre les responsables de projet.

Plusieurs organismes se sont dits intéressés à participer à une démarche de recherche-expérimentation en transfert de connaissances avec l’appui du CEFRIO. Ceux qui voudraient faire de même sont invités à communiquer avec le Centre.

La gestion des connaissances : un remède approprié au secteur de la santé ?

15 janvier 2010 par Mireille Lacasse

 

En octobre 2009, l’Institut national de santé publique du Québec a lancé une publication intitulée Animer un processus de transfert des connaissances, bilan des connaissances et outil d’animation. L’Institut répondait ainsi à une demande du ministère de la Santé et des Services sociaux visant à valoriser les résultats de la recherche en santé publique pour mieux soutenir les différents acteurs du réseau. Bien que le document ait été réalisé à l’intention du secteur de la santé, il présente des solutions qui peuvent intéresser un public beaucoup plus vaste.

Les auteures1 ’intéressent d’abord à la nature particulière des connaissances dans le secteur de la santé publique et distinguent les trois catégories suivantes :

1. Les connaissances issues de la recherche, lesquelles se concrétisent par exemple dans des rapports de recherche ou des articles scientifiques ;
2. Les connaissances issues des savoirs tacites, lesquelles réfèrent au « savoir-faire » de praticiens, de chercheurs ou de professionnels et exigent d’être formalisées et intégrées dans divers produits ;
3. Les connaissances issues des données analysées, lesquelles peuvent être de diverses natures (données sur l’état de santé de la population, données sur l’utilisation des services, indicateurs de gestion, etc.).

La démarche adoptée a également permis de mettre en lumière les différentes approches privilégiées, dans le secteur de la santé, pour assurer le transfert des connaissances, soit :

1. L’approche linéaire ou unidirectionnelle, laquelle correspond à la communication par les chercheurs des résultats de leurs recherches ;
2. L’approche de résolution de problèmes, laquelle met en présence différentes ressources à la recherche d’une solution à un problème concret ;
3. Les approches interactives, lesquelles s’appuient sur des échanges entre les producteurs de connaissances et les utilisateurs potentiels.

Les auteures s’intéressent plus particulièrement aux approches interactives parce que ce sont elles qui contribuent à réduire l’écart entre le monde de la recherche et celui de la pratique, et ce, du fait qu’elles intègrent les connaissances des spécialistes et le « savoir expérientiel » des utilisateurs, ces derniers devenant alors des coproducteurs de la connaissance. Elles soutiennent également que « les nouvelles approches en transfert des connaissances conçoivent de plus en plus le transfert des connaissances comme un processus continu impliquant des interactions plus ou moins fréquentes entre plusieurs groupes d’acteurs œuvrant dans des contextes sociopolitiques et des environnements organisationnels spécifiques et jouant tour à tour un rôle dans la production, le relais et l’utilisation des connaissances ».

Quant au transfert proprement dit des connaissances, il pourrait, de l’avis des auteures, se décliner en sept étapes :

1. La production des connaissances ;
2. L’adaptation de façon à rendre les connaissances accessibles à divers publics ;
3. La diffusion sous forme de différents produits ;
4. La réception (soit la capacité et l’intérêt des utilisateurs potentiels pour ces connaissances) ;
5. L’adoption des connaissances par les utilisateurs potentiels,
6. L’appropriation (soit l’intégration dans le bagage de connaissances des utilisateurs) ;
7. L’utilisation des connaissances, laquelle pourrait être conceptuelle, instrumentale, symbolique et processuelle.

Au-delà des concepts évoqués, les auteures se préoccupent des stratégies de transfert des connaissances. Ainsi, il faudrait tenir compte non seulement du type de connaissances à transférer (résultats de recherches, consensus d’experts, etc.) et des objectifs à atteindre (soutien à la décision, changement d’une pratique professionnelle, etc.), mais aussi des facteurs qui vont favoriser l’utilisation de ces connaissances par les différents publics cibles (praticiens, gestionnaires, usagers, etc.).

Les auteures concluent qu’un des défis majeur du transfert des connaissances est de « s’introduire efficacement à l’intérieur des processus de réflexion et d’action afin de transmettre les bonnes connaissances dans le bon format, aux bonnes personnes et au bon moment ». Elles proposent d’ailleurs un outil conçu pour soutenir les responsables du transfert des connaissances ainsi qu’un aide-mémoire résumant l’ensemble du processus.

1Les auteures sont mesdames Nicole Lemire, M.A., agente de planification, de programmation et de recherche, Karine Souffez, M. Sc., agente de planification, de programmation et de recherche et Marie Claire Laurendeau, Ph. D., coordonnatrice à la recherche et à l’innovation, toutes trois de l’Institut national de santé publique du Québec.

Transfert des connaissances : « efarming » ou agriculteurs en ligne, une expérience australienne exemplaire

30 juin 2009 par Ndiamé Gueye

Le déploiement  de la  large bande dans les communautés rurales est inscrit dans les plans de politiques numériques des gouvernements en Occident  pour soutenir la croissance économique,  résoudre certains  problèmes associés à l’éloignement  géographique et stopper la fracture  numérique. Mais, ce déploiement n’est qu’une étape. En effet, l’atteinte des objectifs associés à la disponibilité de la  haute vitesse est conditionnelle  à l’adoption puis à l’utilisation efficace et efficiente de cette ressource par les collectivités. C’est donc de dire qu’il peut être nécessaire de fournir des formes d’utilisation pertinentes en présentant  au public  des modèles de contenus  qui vont au-delà de l’envoi et de la réception de  courriels, par exemple. En ce sens, Farming 2.0 ou efarming, est une expérience australienne  qui pourrait servir d’exemple et mener à des initiatives de partage et de transfert de connaissances.

Cette initiative, qui décrit la construction d’une communauté virtuelle d’agriculteurs, a été menée par John Warr, un responsable de l’efficacité de l’agriculture « afin de fournir une riche source d’actualités et d’informations personnalisables pour les agriculteurs de toute l’Australie». Warr  déclare à ce sujet : « Il ya beaucoup d’informations là-bas pour les agriculteurs et d’avoir tout en un seul endroit est unique et n’a jamais été bien fait auparavant». L’objectif de Warr et de ses collaborateurs, qui ont passé 6 mois à élaborer ce site web, est de concevoir une page d’accueil pour tous les agriculteurs de l’Australie. Ainsi, le site, conçu spécialement pour eux, améliore les informations fournies sur le marché et aide ceux-ci à prendre de meilleures décisions. Ces informations portent sur les services météorologiques, les nouveaux produits agricoles, les rapports des marchés boursiers, les petites annonces agricoles, les bulletins de nouvelles ainsi que sur les flux de données provenant des ministères et autres organismes, etc.

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