Archives pour la catégorie ‘générations’

Génération C : un dernier numéro à paraître sous peu

28 avril 2011 par Julia Gaudreault-Perron

Récemment, le CEFRIO proposait aux organisations, dans trois premiers fascicules sur la génération C, des conseils pour adopter des pratiques qui répondent aux attentes des jeunes en matière de citoyenneté, de travail et de consommation. Un quatrième numéro est actuellement en préparation sur le thème de l’éducation. Il suscitera cette fois la réflexion par le biais d’une dizaine de questions à se poser pour favoriser la réussite éducative des « C ». À suivre dans les prochaines semaines !

Génération INC.

20 octobre 2010 par Vincent Tanguay

Nous avons eu droit à la Génération X, la Génération Y (personnes nées à partir de la fin des années 70, dans les années 80 et le début des années 90).  Le CEFRIO a tantôt publicisé la Génération C (les 12-24 ans) et anime, depuis peu, un projet pour la Génération A, celle de nos ainés.

Maintenant la Génération INC. vient d’apparaitre sur l’écran radar. Sous l’initiative de l’opérateur en télécommunication TÉLUS, le projet veut « stimuler la fibre entrepreneuriale québécoise en célébrant les succès, les idées et la passion. Génération INC. entend contribuer à la réussite des PME et de leurs entrepreneurs tout en donnant un nouvel élan aux entreprises. ».

C’est en quelque sorte une première dans le monde télévisuel où une entreprise qui veut imprégner sa marque et de nouvelles pratiques d’affaires pénètre dans l’univers du multiplateforme, incluant un microsite interactif, generationinc.com, dédié aux entrepreneurs et aux gens d’affaires. Sur ce site, on retrouve de l’information sur l’émission, des liens avec les entrepreneurs en vedette et les experts qui peuvent leur servir de mentor ainsi que des études de cas et un outil de balisage appelé l’Indice Génération INC. Enfin, une autre première, l’autobus Génération INC, un bureau mobile présent dans le cadre de l’émission, qui parcourt les différentes régions du Québec afin de permettre au plus grand nombre d’entreprises de se joindre à cette initiative et de rencontrer des experts.

Assistons-nous à une nouvelle approche télévisuelle qui tendra sans doute davantage vers une télévision 2.0 ?

Évolution des pratiques de gestion du savoir : le cas Hydro-Québec

22 septembre 2010 par Youni Shabah

Assurer la relève et le transfert des connaissances est une préoccupation constante pour les organisations. Ceci est d’autant plus vrai pour Hydro-Québec, le plus grand producteur d’électricité, transporteur et distributeur d’énergie en Amérique du Nord. L’organisation qui évolue dans un domaine hautement technologique doit notamment maintenir un niveau d’expertise élevé afin d’être toujours à la fine pointe de l’innovation. Depuis 2001, la société d’État a instauré plusieurs programmes et conçu différents outils pour assurer la pérennité de son savoir-faire dans un contexte de départ à la retraite.

Développement et consolidation de la gestion des connaissances

En effet, l’organisation a travaillé à des projets pilotes  et déployé un certain nombre de bonnes pratiques, inspirées des organisations les plus avancées. À ce jour, l’organisation a réalisé plusieurs centaines de plans de transfert pour préparer les départs à la retraite ainsi qu’une trentaine de projets collectifs pour faire face au nombre élevé de départs dans certains métiers de base. De plus, les approches de formation se sont considérablement renouvelées par la mise en place de projets de coaching, de compagnonnage, de codéveloppement et de mentorat. Les besoins de formation grandissant, l’entreprise travaille également à diversifier ses approches en misant sur l’autoformation et l’aide à la tâche en ligne.

Depuis 2009 la gestion des connaissances est rattachée à la Direction développement des compétences. L’objectif de la direction est la mise en place de pratiques performantes et innovatrices où la gestion des connaissances constitue un levier à l’apprentissage en milieu de travail. Les gestionnaires responsables de ce domaine ont pour mandat d’appuyer les opérations dans leurs efforts pour développer les compétences et l’expertise de façon plus efficiente, (communautés de pratique, groupes de résolution de problème etc.) et conserver les connaissances rares et critiques. Par ailleurs, l’ensemble des gestionnaires de l’organisation ont une responsabilité dans le transfert et le partage les connaissances au sein de leur unité/groupe de travail (accès aux connaissances, travail collaboratif, etc.).

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L’illectronisme, l’analphabétisme de demain ?

1 avril 2010 par Benoit Arlabosse

«On est un peu les analphabètes de l’Internet» constate, inquiet, un participant non internaute à un groupe de discussion sur l’utilisation des nouvelles technologies par les ainés.1 Cette formulation lucide est riche d’information en ce qui concerne les préoccupations des citoyens qui n’utilisent pas les technologies de l’information.

Les enquêtes récemment menées par le CEFRIO2 sur l’utilisation des technologies de l’information ont mis en lumière la persistance de la fracture numérique au sein de la population, malgré les efforts consentis par les organismes publics.

Au-delà du problème structurel et économique, la fracture numérique soulève une problématique sociétale de grande importance. L’omniprésence des technologies de l’information dans la vie quotidienne a fait naître une nouvelle forme de handicap social : «l’illectronisme».

clavier Cette notion émergente transpose le concept d’analphabétisme dans le contexte des technologies de l’information. Au même titre que la lecture et l’écriture, la maîtrise des outils technologiques est désormais un vecteur d’intégration sociale.

La population des séniors illustre parfaitement cette problématique sociétale de demain. Mais, loin d’être réservé aux ainés, l’illectronisme est un mal qui aggrave les différentes sources d’exclusion sociale : la recherche d’emploi, l’utilisation de services de base (banque, services publics en ligne, etc.), l’accès à certains emplois ou le maintien de certains liens sociaux, sont des exemples d’activités sociales rendues plus difficiles, aujourd’hui, sans la maîtrise des TI.

Outre les ainés, certains groupes de population sont particulièrement touchés par cet «analphabétisme électronique». Les plus démunis et les personnes peu scolarisées sont souvent exclus de notre «société en ligne». prise

La prise en compte de l’illectronisme dans la mesure du développement des sociétés constitue désormais une étape et un objectif majeur dans la lutte contre la fracture numérique.

Le CEFRIO a conduit, ces dernières années, de nombreux projets visant indirectement à appréhender cet aspect social de la fracture numérique. Les projets NetGouv et NETendances représentent quelques-unes des enquêtes menées auprès de la population afin de mesurer l’utilisation des TI et les efforts à fournir pour réduire les inégalités qui perdurent.

Pour plus de détails :

1.    Ces groupes de discussion ont été menés par le CEFRIO dans le cadre du projet Génération A
2.    NETendances 2009, Génération A

Compétences générationnelles – Ce que les différentes générations font le plus sur Internet

3 février 2010 par CEFRIO

La Génération A (55 ans et plus)
Description de la génération : http://blogue.cefrio.qc.ca/tag/generation-a/

Le Québec compte désormais un million d’aînés internautes réguliers et 475 000 occasionnels. En d’autres mots, presque la moitié (48 %) des Québécois de 55 ans et plus naviguent tous les jours sur Internet. Bien qu’il s’agisse du groupe le moins présent sur la Toile, c’est de toute évidence celui pour lequel on observe le plus fort taux de croissance (35 %) depuis ces deux dernières années. La génération des séniors numériques est majoritairement urbaine, éduquée, encore active, avec un pouvoir d’achat élevé! Sans être des natifs du Web, ils sont bien équipés et connectés à la haute vitesse!

Leur utilisation d’Internet :

  • La télévision est leur principal média d’information sur l’actualité. Viennent ensuite les journaux et la radio. Ils représentent le seul groupe où l’information par la télévision dépasse l’utilisation du courriel.
  • Bien que les membres de la Génération A soient moins nombreux que leurs successeurs à planifier leurs vacances en ligne, effectuer des opérations bancaires ou encore regarder des photos sur le Web. ils adoptent tout de même ces nouvelles façons de faire. Les 55 ans et plus sont aussi nombreux à fréquenter les sites gouvernementaux provinciaux et fédéraux.
  • Contrairement aux autres générations, les aînés semblent beaucoup moins enclins à avoir recours aux applications collaboratives du Web 2.0. Bien qu’ils consultent les blogues et les wikis, ils sont beaucoup moins nombreux à les alimenter en contenu, à participer à des sites de réseautage, à télécharger des contenus de la baladodiffusion ou encore à diffuser des vidéos sur Internet.
Source : NETendances 2008
Dernière mise à jour : 2 février 2010