Archives pour la catégorie ‘entreprises et TI’

i3 : un projet novateur au service du secteur économique des TIC au Québec

27 avril 2010 par Youni Shabah

Au Québec, les entreprises utilisatrices de technologies de l’information et plusieurs fournisseurs de produits et services dans ce secteur sont de plus en plus préoccupés par la situation de la relève dans ce domaine d’activité. En effet, le secteur économique des TIC connaîtra, au cours des prochaines années, une croissance importante en matière de demande de main-d’œuvre. Dans ce contexte, les nouveaux diplômés issus des institutions d’enseignement ne pourront suffire à combler l’ensemble des emplois qui seront créés. Pour relever le défi de main-d’œuvre, les entreprises gagneront par l’échange et bonification des pratiques en gestion de la diversité : les immigrants constituent, certes, un bassin de talent à cultiver !

Partageant cette préoccupation, le Réseau ACTION TI et TECHNOCompétences ont lancé, en avril dernier, le projet i3 Intégration des Immigrants en Informatique. Cette initiative est rendue possible grâce à l’appui de Leaders Diversité1et du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles. Ultimement, l’objectif du projet i3 est de réduire le cycle de l’acquisition de l’expérience nord-américaine de personnes visées et d’assurer la relève dans le domaine des TIC de façon efficace et permanente en évitant la sous-traitance ou le déplacement des emplois vers l’extérieur.

Le projet i3, qui se déroulera sur trois ans, vise plus spécifiquement à mettre en place une communauté de pratique pour les professionnels immigrants dans le secteur des TIC et à accompagner des diplômés et professionnels, formés à l’étranger en informatique, en offrant des ressources de mentorat (coaching) par des professionnels provenant de divers milieux. Cette communauté rassemblera une quarantaine de mentors et plus de 250 immigrants intéressés à occuper un emploi dans le secteur des TIC, dans les différentes régions du Québec.

Pour en savoir plus :

1-    Leaders Diversité est un regroupement de gens d’affaires et de gestionnaires, formé récemment à l’initiative du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles, afin de faire la promotion de la diversité en emploi et en affaires à l’échelle de tout le Québec.

2-    Consultez le communiqué de presse : http://www.actionti.com/accueil/salle-de-presse/lancement-i3
3-    Contactez les responsables du projet i3 : i3@actionti.com

PME, consommation et Web 2.0

22 avril 2010 par Sébastien Tanguay

DEUX NOUVELLES ENQUÊTES POUR FAIRE LE POINT

Les nouveaux outils de collaboration, les réseaux sociaux, les milliers de blogues et toutes ces nouvelles façons dont disposent désormais les internautes pour interagir et échanger de l’information changent la donne en matière de relation client-entreprise. Le rôle des internautes est donc passé d’une forme passive d’engagement en ligne à une voie bien plus active où ils peuvent échanger de façon interactive et en temps réel avec le monde, en utilisant des outils toujours plus novateurs. Bref, ils sont passés de consommateurs à « consommACTEURS ».

Dans le cadre de nouvelles enquêtes que le CEFRIO initie, l’équipe de recherche tentera d’en apprendre davantage sur les attentes des consommateurs. De quelle façon ces nouveaux usages modifient-ils le processus d’achat ? Est-ce que les entreprises s’adaptent à ces nouvelles réalités ? Fort de son expertise dans le domaine des enquêtes sur l’utilisation des technologies, le CEFRIO amorcera, au cours des prochains mois, deux enquêtes : NetCom qui se penchera sur les attentes et les influences des comsommACTEURS et NetPME 2.0 qui abordera la contrepartie en entreprise.

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Pour en savoir plus sur ces enquêtes ou pour devenir partenaire de ces projets, vous pouvez lire le résumé de projet ou me contacter :

Sébastien Tanguay
Directeur, Développement des affaires
Bureau : 418 523-3746, poste 238
Mobile : 418 559-7878
sebastien.tanguay@cefrio.qc.ca

Un petit pas en TI, un grand pas budgétaire

13 avril 2010 par Raphaël Danjou

Comment une petite innovation peut permettre de réaliser
de belles économies sans changer le confort des utilisateurs

Comment introduire un nouveau souffle d’économie budgétaire en innovant par les TI ? C’est ce que rapporte la Wisconsin Public Radio à propos de l’Université du Wisconsin – Green Bay qui est passée par défaut d’une police de caractères Arial à Century Gothic dans ses courriels.

Annoncé de cette façon, l’innovation semble bien ridicule. Et pourtant, d’après Diane Blohowiak, directrice informatique de l’école, ce changement permettra d’économiser 30% d’encre sur chaque impression réalisée par la communauté estudiantine, le tout en ne faisant que cela : oui, en ne faisant que cela !

Comme vous le voyez à présent à l’écran, la deuxième police de caractères est un peu plus fine que la première, sans pour autant gêner la lecture du document.

Ce changement tout simple de police nous rappelle que les innovations en TIC peuvent - et doivent - tendre vers zéro dans une ligne de budget si le monde veut parvenir à une politique de développement durable, à commencer par des petites barres de lettres dans un courriel…

Rachel Lebeaux,  IT Knowledge Exchange

L’innovation ouverte : pour susciter plus de collaboration

12 mars 2010 par Lise Santerre

Introduit en 2003 pour aider les entreprises à gérer leur processus d’innovation le plus efficacement possible, l’innovation ouverte rend compte d’un ensemble de pratiques qui se sont développées au fil du temps. Le concept est défini comme suit par son auteur Henry Chesbrough, professeur à l’Université Berkeley :

« Open innovation is the use of purposive inflows and outflows of knowledge to accelerate internal innovation, and expand the markets for external use of innovation, respectively. [This paradigm] assumes that firms can and should use external ideas as well as internal ideas, and internal and external paths to market, as they look to advance their technology1. »

Dans un modèle ouvert, les entreprises utilisent plusieurs sources d’information et de connaissances pour innover (recherche-développement, acquisition de technologie, capital humain, demande et besoins du marché, stratégies de commercialisation, etc.). Ces sources sont internes et, de plus en plus, elles sont extérieures à l’organisation. L’ouverture se manifeste également par la multiplication des canaux de commercialisation des actifs immatériels que l’entreprise souhaite faire fructifier, notamment en rendant disponible une partie de ces actifs qui ne seront pas exploités dans sa propre stratégie de développement.

L’approche de l’innovation ouverte suscite beaucoup d’intérêt, tout d’abord pour son apport possible à l’amélioration de la productivité et de la capacité concurrentielle des organisations, qu’elles soient privées ou publiques. Le nouveau modèle d’analyse est également intéressant dans la mesure où il remet en question l’approche linéaire par laquelle le processus d’innovation est le plus souvent représenté et en offre une vision beaucoup plus dynamique et complexe. Dans la foulée, le modèle met bien en lumière la diversité des modes (doing, using, interacting – DUI et science, technologie, innovation – STI) et des formes d’innovation (technologique, organisationnelle, commerciale, sociale, etc.), par lesquelles les entreprises procèdent pour innover, qu’il s’agisse d’innovation radicale ou incrémentale.

Les bénéfices et les risques de l’innovation ouverte

Le modèle de l’innovation ouverte révèle les très nombreuses interactions qui existent entre les acteurs. Il stimule ces connexions à travers toutes sortes de collaborations et de réseaux qui ont continué de se diversifier au cours des deux dernières décennies : association entre les donneurs d’ordres et les fournisseurs, réseaux interentreprises, consortiums université/entreprises, alliances corporatives, fusions et acquisitions d’entreprises, grappes industrielles, pôles d’excellence, parcs technologiques, etc. Dans ce contexte, les technologies de l’information et les possibilités accrues de connexion qu’elles offrent, en particulier les multiples plateformes de collaboration en réseau, s’avèrent des outils précieux.

Les ententes de coopération, que ce soit avec d’autres entreprises, des équipes de recherche, des clients, des fournisseurs ou d’autres partenaires, portent sur la mise au point de nouveaux produits, de nouveaux procédés et de nouvelles stratégies. Elles offrent de nombreux avantages. Par exemple, elles donnent accès aux savoirs et aux expertises des spécialistes, où qu’ils se trouvent. Elles permettent aussi de partager le coût de plus en plus important des projets de recherche-développement et d’innovation, et de répartir ainsi le risque élevé que ces projets comportent dans des marchés incertains en rapide évolution.

Entre autres bénéfices, les collaborations mettent à la disposition des participants des sources d’idées nombreuses et variées par l’intermédiaire de leurs partenaires; elles aident à faire un meilleur usage des moyens dont chacun dispose pour innover. Elles rendent alors possible la création de masses critiques de ressources et d’acteurs plus concurrentielles sur la scène internationale. On constate qu’elles peuvent également avoir des retombées importantes sur le plan du développement régional.

L’innovation ouverte va à l’encontre du travail en silo et du secret autour des résultats des découvertes, quoique le secret industriel demeure une pratique courante. On s’en doute, l’ouverture des processus d’innovation comporte aussi des écueils, notamment pour les plus petites entreprises qui ne disposent pas des ressources ni des compétences nécessaires pour bien protéger leurs actifs immatériels et se retrouvent parfois dans un rapport de force très inégal face aux grands donneurs d’ordres. Les ententes de partenariat peuvent s’avérer complexes et difficiles à conclure, lourdes à gérer, longues et coûteuses, tout comme la négociation entourant le partage des droits de propriété intellectuelle2.

Des expériences québécoises fructueuses

Les pratiques de l’innovation ouverte sont d’abord apparues dans les grandes entreprises les plus innovantes comme Proctor & Gamble, Intel et Philips, pour gagner ensuite les plus petites firmes3. Aujourd’hui, ces pratiques s’étendent graduellement aux autres acteurs qui participent aux démarches d’innovation et apportent un soutien aux entreprises : laboratoires publics de recherche, organismes d’aide au développement économique et régional, centres de transfert, etc.

Au Québec, certains cas exemplaires illustrent bien les pratiques de collaboration mises en œuvre dans la perspective d’une démarche qui correspond aux principes de l’innovation ouverte. Le Consortium de recherche et d’innovation en aérospatiale au Québec (CRIAQ), le Centre d’innovation en microélectronique – CIM (regroupant IBM, Dalsa, l’Université de Sherbrooke, des fournisseurs en équipement et 250 chercheurs), les Partenariats de recherche orientée en microélectronique, photonique et télécommunications (PROMPT), FPInnovation dans le domaine des bioproduits de la forêt, Hexagram dans le secteur des arts numériques, le Centre québécois de recherche et de développement de l’aluminium (CQRDA) et le Consortium québécois sur la découverte du médicament (CQDM) sont des regroupements de partenaires provenant des milieux gouvernementaux, industriel (grandes entreprises et PME) et de la recherche qui ont réussi à créer une bonne dynamique autour de pôles d’excellence dans leur secteur respectif.

Une publication récente sur la question

Le Conseil de la science et de la technologie vient tout juste de publier son Rapport de conjoncture 2009 intitulé Innovation ouverte : enjeux et défis pour le Québec qui propose une lecture de la situation du Québec au regard de l’innovation ouverte4. Le présent article s’en est largement inspiré. Le document présente une première réflexion exploratoire des principaux défis que soulève l’innovation ouverte en matière de recherche publique, de recherche industrielle et d’innovation en entreprise, et de valorisation, transfert et intermédiation. En outre, le rapport aborde les enjeux sociétaux et ceux de la gouvernance.

De prochaines éditions de SISTech présenteront les fonctions de valorisation, transfert et intermédiation de même que la question du rapprochement science-société à travers le prisme de l’innovation ouverte.

 

Pour en savoir plus :

1) H. Chesbrough (2006), Open Innovation: Researching a New Paradigm, http://www.openinnovation.net/
2) Voir à ce propos l’article de M. Docherty (2006), «Primer on open innovation : Principles and practice», Research-Technology Management, juillet-août, p. 13-17
3) S. Viskari, P. Salmi et M. Torkkeli (2007), Implementation of Open Innovation Paradigm Cases: Cisco Systems, DuPont, IBM, Intel, Lucent, P&G, Philips and Sun Microsystems.
4) L’auteure de cet article était jusqu’à tout récemment employée au CST où elle a coordonné la production de ce rapport.

Les Québécois sont-ils en train de stabiliser leurs habitudes d’achats sur Internet ?

23 février 2010 par CEFRIO

Le premier mois de l’année a vu les dépenses en ligne des cyberacheteurs québécois progresser de 102 % par rapport à la même époque l’an dernier. La valeur moyenne du panier d’achats poursuit également sa progression alors que la proportion de cyberacheteurs demeure stable par rapport à janvier 2009.

Ainsi, 20 % d’adultes québécois ont dépensé 363 millions de dollars sur Internet en janvier 2010. À la même période en 2009, 18 % des adultes québécois avaient acheté pour seulement 180 millions de dollars en ligne. Ceci représente donc une croissance de 183 millions de dollars (102 %), et ce, à une période habituellement plus lente pour le commerce traditionnel, comme électronique. La valeur moyenne du panier d’achat en janvier 2010 se chiffrait à 331 dollars par cyberacheteur alors qu’il était de 185 dollars à pareille date l’année dernière, soit une augmentation de 146 dollars par cyberacheteur (+78 %).

À la lueur de ces constats, on peut se demander si les Québécois ne sont pas en train de stabiliser leurs habitudes d’achats en ligne…

Responsables du projet :
Najoua Kooli, directrice de projet, CEFRIO
Annick Desforges, chargée de projet, CEFRIO