L’illectronisme, l’analphabétisme de demain ?
«On est un peu les analphabètes de l’Internet» constate, inquiet, un participant non internaute à un groupe de discussion sur l’utilisation des nouvelles technologies par les ainés.1 Cette formulation lucide est riche d’information en ce qui concerne les préoccupations des citoyens qui n’utilisent pas les technologies de l’information.
Les enquêtes récemment menées par le CEFRIO2 sur l’utilisation des technologies de l’information ont mis en lumière la persistance de la fracture numérique au sein de la population, malgré les efforts consentis par les organismes publics.
Au-delà du problème structurel et économique, la fracture numérique soulève une problématique sociétale de grande importance. L’omniprésence des technologies de l’information dans la vie quotidienne a fait naître une nouvelle forme de handicap social : «l’illectronisme».
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Cette notion émergente transpose le concept d’analphabétisme dans le contexte des technologies de l’information. Au même titre que la lecture et l’écriture, la maîtrise des outils technologiques est désormais un vecteur d’intégration sociale. |
La population des séniors illustre parfaitement cette problématique sociétale de demain. Mais, loin d’être réservé aux ainés, l’illectronisme est un mal qui aggrave les différentes sources d’exclusion sociale : la recherche d’emploi, l’utilisation de services de base (banque, services publics en ligne, etc.), l’accès à certains emplois ou le maintien de certains liens sociaux, sont des exemples d’activités sociales rendues plus difficiles, aujourd’hui, sans la maîtrise des TI.
| Outre les ainés, certains groupes de population sont particulièrement touchés par cet «analphabétisme électronique». Les plus démunis et les personnes peu scolarisées sont souvent exclus de notre «société en ligne». | ![]() |
La prise en compte de l’illectronisme dans la mesure du développement des sociétés constitue désormais une étape et un objectif majeur dans la lutte contre la fracture numérique.
Le CEFRIO a conduit, ces dernières années, de nombreux projets visant indirectement à appréhender cet aspect social de la fracture numérique. Les projets NetGouv et NETendances représentent quelques-unes des enquêtes menées auprès de la population afin de mesurer l’utilisation des TI et les efforts à fournir pour réduire les inégalités qui perdurent.
Pour plus de détails :
1. Ces groupes de discussion ont été menés par le CEFRIO dans le cadre du projet Génération A
2. NETendances 2009, Génération A





16 août 2010 à 1:51
L’électronique est devenu trop important maintenant.
21 juin 2011 à 6:48
tous les gens de plus de 50 ans sont déjà L’illectronisme.
22 juin 2011 à 10:46
Nous avons récemment publié une étude sur la génération A (les 55 ans et +). Je vous invite donc à télécharger ce document afin d’obtenir de plus amples informations sur leurs comportements en tant qu’internautes.
Voici le lien qui vous permettra d’accéder au rapport: « Portrait de l’utilisation d’Internet et de l’ordinateur par les aînés internautes du Québec »
http://cefr.io/gena
Cordialement,
Anne-Marie Jolicoeur
Conseillère en communication, CEFRIO