La course aux mégabits

L’avancée technologique d’un pays se compte-t-elle en mégabits ?

Des gouvernements ont entamé une course aux mégabits pour leur réseau de connexion à Internet haute-vitesse, laissant l’usager sur le bord de l’autoroute…

Le gouvernement fédéral américain annonçait le 17 février dernier son plan pour l’adoption d’ici 2020 d’une connexion Internet à très haut débit de 100 mégabits dans au moins 100 millions de foyers.

Exactement un mois avant, la France lançait son plan de déploiement à 50, voire 100 mégabits en y ajoutant la construction d’un satellite pour couvrir les zones reculées à partir de 2015.

Bien que les discours officiels parlent des bénéfices que chaque citoyen tirera d’Internet à très haute vitesse, je me demande si la course et la surenchère médiatique au nombre de mégabits menée par les pays développés n’aurait pas laissé de côté le besoin réel de l’usager ?

Le Japon en avait pourtant fait les premiers frais, croyant que rendre disponible la haute vitesse partout et à un faible coût suffirait pour que tout le monde s’abonne… Leur beau réseau court encore après sa rentabilité…

La Corée a appris de cette erreur et a d’abord axé sa politique de déploiement sur la stimulation de la demande : son ambitieux plan de formation aux TIC a visé dès le début des années 2000 les 10 millions d’individus les moins « branchés » du pays : les femmes au foyer, les militaires, les handicapés, les prisonniers et les personnes âgées. En parallèle avec la connexion gratuite des écoles à Internet et la formation des jeunes, plus enclins à l’adoption des technologies, la demande a explosé dès le déploiement du réseau large bande.

Et aujourd’hui, malgré le combat des chefs pour des connexions atteignant 100 mégabits d’ici 10 ans, la Corée l’a déjà implanté depuis 2009 et, tranquillement, pense être à 1 gigabit en 2012…

Un commentaire pour “La course aux mégabits”

  1. Bobinette dit :

    Moi je paye encore 25$/mois pour du 56k, + 9$ pour un répondeur car ma ligne de téléphone est souvent occupée. C\’est ca la vie des régions; au plus meilleur pays au monde, comme disait le petit gar de Shawinigan.

    Vive le quebec Libre.

    Alors, ca vaut-il la peine d\’investir(pour nos gouverne et ment) dans la haute vitesse si en bout de ligne on ne la paye que 19,95/mois, pour en plus supprimer sa connexion télephonique, grace ou faute à skype selon de quel côté on se place?

    Faut-il viser la rentabilité économique ou intellectuel ou culturel ? tant qu\’à ça, aussi bien investir dans d\’autre industries(mais sans la haute vitesse?).
    Ça sens le chien qui se mord la queue…

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