Internet, la grande aventure des aînés
Internet et les nouvelles technologies constituent très souvent une vive source d’inquiétudes pour les aînés du Québec. Si la plupart d’entre eux reconnaissent la richesse des nouveaux outils de communication, beaucoup s’inquiètent des différentes dérives réelles ou supposées d’Internet.
L’enquête Génération A, menée par le CEFRIO auprès de 2000 internautes québécois de plus de 55 ans, s’est penchée sur leurs perceptions à l’égard des technologies. L’utilisation d’Internet par les aînés est influencée par une vaste dimension émotionnelle. Le voyage dans le cyberespace a parfois des allures d’aventure dangereuse pour certains d’entre eux. Entre craintes légitimes, peurs irrationnelles, voire même légendes urbaines, la perspective des aînés est riche d’enseignements quant aux efforts à fournir afin de réduire la fracture numérique.
L’appréhension des aînés varie selon leur niveau de maîtrise et d’expertise. Chaque étape de la « cybervie » d’un senior est jalonnée par différentes peurs.
Les craintes des seniors non utilisateurs sont forgées par un ensemble de variables psychosociologiques difficiles à mesurer. Les expériences des enfants et petits enfants entendues lors des soupers de famille sont souvent la source de croyances solidement ancrées. Internet prend alors une dimension quasi-mystique. « Internet, c’est un peu la Tour de Babel » confie une participante à l’un de nos groupes de discussion1 . À ces croyances, s’ajoute souvent une forte résistance au changement, inhérente à « l’âge d’or ». La difficulté pour convertir ces aînés au numérique est grande, parfois insurmontable.
Les aînés nouvellement arrivés dans le cyberespace sont souvent terrorisés à l’idée de « faire des erreurs ». Ils sont déchirés entre les croyances qu’ils avaient avant d’acquérir l’ordinateur et la crainte de devoir faire appel au fils ou à la fille, qu’ils voient comme un « expert » en informatique. Virus, pourriels, bogues, « numéro de carte de crédit », sont autant d’expressions qui font frémir nos aînés curieux et ralentissent leur processus d’apprentissage. Plusieurs recherches universitaires ont été menées sur ces appréhensions. Thatcher et Perrewé (2002) relient cette anxiété à « la perte d’informations et à la possibilité de faire des erreurs ». Finalement, seule la pratique régulière d’Internet pourra réduire ces craintes. « C’est en forgeant qu’on devient forgeron » conclut une participante à un groupe de discussion avec des aînés initiés.
Les « papy surfers », familiers avec l’usage d’Internet, éprouvent quant à eux des craintes proches de celles de la population internaute dans son ensemble. L’enquête Génération A montre que la plupart des aînés internautes sont préoccupés par les notions de sécurité en ligne et beaucoup pensent qu’il n’est pas encore sécuritaire de faire des achats en ligne. Les aînés sont également très réfractaires à l’usage des réseaux sociaux et ils pointent du doigt la nécessité de protéger leurs renseignements personnels sur Internet.
Entre fascination et appréhension, les aînés sont souvent troublés par l’ambivalence de leurs sentiments à l’égard des technologies. Démystifier Internet paraît indispensable afin que les aînés rejoignent le cyberespace. Pour cela, l’accompagnement par des personnes qualifiées et soucieuses de vulgariser la pratique d’Internet auprès des aînés est inévitablement une piste à privilégier.
1Dans le cadre du projet Génération A, le CEFRIO a mené plusieurs groupes de discussion à Québec et à Montréal auprès d’aînés internautes et non internautes



11 mars 2010 à 5:24
Les jeunes séniors et séniors sont de plus en plus au fait des nouvelles tendances internet et désirent y participer.
Les réseaux sociaux est une des tendances qui les intéressent. http://www.beboomer.com en est l’exemple, ce réseau social s’adresse aux plus de 45 ans. Il a été conçu spécialement pour eux, les outils classiques (messagerie, chat, groupe, blog, web magazine) sont simples d’utilisation.
Les membres peuvent communiquer avec leur réseau, partager leurs passions, leurs centres d’intérêt et leurs projets,…
De plus, un service emploi et association permet le recherche d’emploi pour les personnes sans emploi et de participer à la vie associative.