Archives pour février 2010

De nouveaux lieux d’innovation et de connaissances : les « Living Labs »

17 février 2010 par Gisèle Bertrand

Le concept du « Living Lab » ou « Laboratoire vivant » n’est pas tout à fait nouveau puisqu’il succède en partie à la notion de « clusters » des années 80. Encore actifs aujourd’hui, les clusters ou pôles de compétences (France) regroupent des entreprises, des centres de recherche et de formation. Ils gravitent autour d’un même secteur industriel en partageant une vision, des stratégies et moyens en vue d’améliorer les actions individuelles et de se démarquer de la concurrence sur les marchés mondiaux. Le Laboratoire vivant diffère quelque peu, puisqu’il représente « un système pour construire la future économie dans lequel, l’innovation et la recherche orientées sur l’usage de l’utilisateur dans des conditions réelles, sont des techniques normales de cocréation pour les nouveaux produits, services et structures sociales » En fait, c’est William J. Mitchell, professeur au MIT, qui en a modernisé le concept au cours des années 90. Pour ce faire, il a placé les TI au cœur des processus à titre d’outils, mais aussi à titre d’objets puisque les nouvelles applications des technologies peuvent être enrichies par la créativité et la diversité de talents que le laboratoire aura regroupés.

Le Laboratoire vivant constitue une réponse à la problématique des pays occidentaux qui font face à l’impossibilité de poursuivre leur croissance économique en se basant sur une plus grande productivité. La planche de salut de nombre de pays industrialisés réside aujourd’hui plutôt dans l’innovation. Il s’avère donc un lieu physique et davantage virtuel où se rencontrent divers acteurs dont des chercheurs, des entreprises privées ou publiques, et des membres de la société civile. Ils derniers se livrent à un véritable remue méninges où les idées et les concepts ont la vie dure puisque ce processus dynamique favorise l’interaction pour :

  • faire émerger les bonnes idées au bon moment ;
  • accélérer le processus de création ;
  • recueillir des données pouvant servir à d’autres projets ;
  • s’approprier et promouvoir plus rapidement et largement les produits, services ou structures, ceci se réalisant d’autant plus facilement que ceux-ci ont été conçus en lien étroit avec les besoins des usagers ou des territoires.

Les technologies de l’information apparaissent dès lors comme l’outil essentiel pour gérer, traiter, partager les connaissances des différentes entités et participants du Laboratoire vivant, mais aussi pour lier ces différentes communautés de savoirs entre elles. Ce réseautage contribue à consolider les spécificités des territoires et à les enrichir.

L’initiative de rassembler les « Living Labs » a été amorcée sous la présidence finlandaise de la Communauté européenne en 2006. Il en ressort que 129 Living Labs  sont actuellement en effervescence, dont 119 en Europe. Ce réseau coopératif constitue la pierre d’assise de l’innovation.

A titre d’exemples, la Fabrique du futur - 3D Living Innovation, située à Lyon, voit la labellisation du réseau ENoLL (European Network of Living Labs) comme un apport à la crédibilité de son expertise créatrice autour de l’innovation en 3D. De plus, elle lui procure un réseau de partenaires provenant d’autres continents et permet la promotion de son offre de service. Pour les dirigeants de ce laboratoire, la participation des usagers est au cœur de la créativité, comme quoi cela tente à prouver que « chacun peut être cocréateur de son futur » ! Un très imposant « Living Lab » français, le Laboratoire des Territoires de Demain, œuvre actuellement à plusieurs dizaines de projets d’envergure avec plus d’une centaine de partenaires et d’organismes. Les nouvelles technologies sont au cœur des processus d’innovation. À titre d’exemples, le laboratoire gère le projet de Centre Archéologique au service des territoires et participe à celui sur la Ville Post-carbone.

Les bénéfices pour une organisation ou même pour une PME sont assez évidents, puisque la participation à un Laboratoire vivant donne accès à une veille économique et technologique sur les nouveaux services et usages et cela à l’échelle mondiale. Mais cela va bien au-delà de ces avantages. Ces laboratoires vivants regroupent les forces vives et les savoirs d’une région et conçoivent leur milieu de vie à l’aide des nouvelles technologies en ayant à la base du processus les besoins des citoyens et de leur territoire.

Pour en savoir plus :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Living_lab
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cluster_(économie)
http://www.openlivinglabs.eu/
http://territories-of-tomorrow.org/index.php?option=com_content&task=view&id=212&Itemid=142

 

Résultats de février – NETendances 2010

16 février 2010 par CEFRIO

Au cours des deux premiers mois de 2010, le taux d’utilisation régulière d’Internet est demeuré inchangé : 72,7 % des adultes du Québec utilisent Internet au moins une fois par semaine en février alors que ce pourcentage atteignait 72,5 % en janvier.

Taux d’utilisation d’Internet au Québec
Base : adultes québécois (n = 1 000)

utilisation_fev_2010

Le tiers des adultes québécois fréquentent les sites Web du gouvernement du Québec et du Canada

Au cours du dernier mois, la fréquentation des sites Web municipaux et celle des sites du gouvernement fédéral s’est maintenue par rapport à pareille date en 2009 alors que la fréquentation des sites Web du gouvernement du Québec affiche une légère baisse.

Ainsi, au cours du dernier mois,

  • 36,6 % des adultes québécois ont consulté un site du gouvernement du Québec (41,1 % au cours de la même période en 2009) ;
  • 30,3 % ont consulté un site du gouvernement du Canada (30,7 % au cours de la même période en 2009) et
  • 18,3 % ont consulté le site de leur municipalité (18,1 % au cours de la même période en 2009).

Le quart des adultes québécois consultent les offres promotionnelles reçues par courriel !

Tout comme l’année dernière, le quart (25,6 %) des adultes québécois consultent les offres promotionnelles qu’ils reçoivent par courriel (26,7 % en 2009). Plus spécifiquement, 16,7 % consultent les offres promotionnelles des grands magasins (comme Future Shop, La Baie, Indigo, etc.), 9,7 % lisent les offres des fournisseurs de télécommunication (Internet, télévision, téléphonie et mobilité) alors que 16,1 % consultent d’autres types d’offres. Les cyberacheteurs (51 %) sont également très intéressés par les offres promotionnelles reçues par courriel.

La sécurité des sites Web : un critère de choix

La sécurité de l’environnement transactionnel, la qualité et la fiabilité du contenu de même que la facilité de navigation correspondent aux critères que les Québécois jugent les plus importants d’un site Web d’entreprise ou gouvernemental. Or, l’assistance technique, en cas de difficulté, et la possibilité de faire un paiement en ligne sont deux critères qui préoccupent davantage les adultes québécois comparativement à 2009.

Voici donc une figure présentant, en ordre de priorité, les caractéristiques que les Québécois attendent d’un bon site Web :

Figure : Caractéristiques d’un bon site Web selon les adultes québécois (sur 10) (2009-2010)
(n = 1 000)

caracteristique_fev_2010

Responsables du projet :
Najoua Kooli, directrice de projet, CEFRIO
Annick Desforges, chargée de projet, CEFRIO

Bilan e-Veille 2009

8 février 2010 par Isabelle Vachon

eveille

Nous avons le plaisir de vous présenter le bilan des articles du bulletin e-Veille parus entre février et décembre 2009.

Le Bilan e-Veille 2009 vise à rassembler, en un seul document, les principales idées véhiculées, les cas exemplaires et les études majeures qui ont marqué la dernière année. Il permet à la fois de dresser le portrait de l’avancement de la réflexion en matière de gouvernement électronique et de mettre en lumière les majeurs défis que pose la société de l’information.

Le bilan se divise en trois sections :

I. Transformation des administrations publiques par les TI,

II. Enjeux de la société de l’information,

III. Sécurité de l’information et nouveautés technologiques.

Bonne lecture !

 

Productivité au Québec : des réponses à notre retard

8 février 2010 par Liette D'Amours

Créé en 2009 par HEC Montréal, le Centre sur la productivité et la prospérité a une double vocation :

  • mener des recherches qui visent une meilleure compréhension du phénomène de la productivité et de ses effets sur la prospérité d’une société;
  • Diffuser les résultats de ces recherches au plus large public possible.

C’est d’ailleurs dans cette foulée que le CPP vient de lancer sa toute première publication : Productivité et prospérité au Québec – Bilan 1981-2008. Cette analyse présente un diagnostic approfondi de la situation actuelle et explique les raisons pour lesquelles les Québécois arrivent en queue de peloton en matière de productivité.

La première partie du document dresse un état de la situation relative du Québec vis-à-vis ses principaux partenaires commerciaux, soit l’Ontario, le Canada et les États-Unis. En s’intéressant plus particulièrement à l’évolution de la démographie et de la taille de l’économie du Québec, cette section montre que le Québec affiche un certain retard économique vis à vis ses voisins immédiats, un retard qui se manifeste essentiellement par un niveau de vie inférieur (mesuré par le rapport entre le PIB et la population).

En s’appuyant sur ce constat, la seconde section du document examine les facteurs susceptibles d’expliquer l’origine de ce retard. À partir d’une méthode de décomposition du niveau de vie, il est alors démontré qu’une part substantielle de l’écart de niveau de vie avec l’Ontario, le Canada et les États-Unis peut être imputée à un niveau de productivité du travail plus faible.

Pour en savoir plus sur ce rapport et le télécharger.

Compétences générationnelles – Ce que les différentes générations font le plus sur Internet

3 février 2010 par CEFRIO

La Génération A (55 ans et plus)
Description de la génération : http://blogue.cefrio.qc.ca/tag/generation-a/

Le Québec compte désormais un million d’aînés internautes réguliers et 475 000 occasionnels. En d’autres mots, presque la moitié (48 %) des Québécois de 55 ans et plus naviguent tous les jours sur Internet. Bien qu’il s’agisse du groupe le moins présent sur la Toile, c’est de toute évidence celui pour lequel on observe le plus fort taux de croissance (35 %) depuis ces deux dernières années. La génération des séniors numériques est majoritairement urbaine, éduquée, encore active, avec un pouvoir d’achat élevé! Sans être des natifs du Web, ils sont bien équipés et connectés à la haute vitesse!

Leur utilisation d’Internet :

  • La télévision est leur principal média d’information sur l’actualité. Viennent ensuite les journaux et la radio. Ils représentent le seul groupe où l’information par la télévision dépasse l’utilisation du courriel.
  • Bien que les membres de la Génération A soient moins nombreux que leurs successeurs à planifier leurs vacances en ligne, effectuer des opérations bancaires ou encore regarder des photos sur le Web. ils adoptent tout de même ces nouvelles façons de faire. Les 55 ans et plus sont aussi nombreux à fréquenter les sites gouvernementaux provinciaux et fédéraux.
  • Contrairement aux autres générations, les aînés semblent beaucoup moins enclins à avoir recours aux applications collaboratives du Web 2.0. Bien qu’ils consultent les blogues et les wikis, ils sont beaucoup moins nombreux à les alimenter en contenu, à participer à des sites de réseautage, à télécharger des contenus de la baladodiffusion ou encore à diffuser des vidéos sur Internet.
Source : NETendances 2008
Dernière mise à jour : 2 février 2010