Archives pour février 2010

Les Québécois sont-ils en train de stabiliser leurs habitudes d’achats sur Internet ?

23 février 2010 par CEFRIO

Le premier mois de l’année a vu les dépenses en ligne des cyberacheteurs québécois progresser de 102 % par rapport à la même époque l’an dernier. La valeur moyenne du panier d’achats poursuit également sa progression alors que la proportion de cyberacheteurs demeure stable par rapport à janvier 2009.

Ainsi, 20 % d’adultes québécois ont dépensé 363 millions de dollars sur Internet en janvier 2010. À la même période en 2009, 18 % des adultes québécois avaient acheté pour seulement 180 millions de dollars en ligne. Ceci représente donc une croissance de 183 millions de dollars (102 %), et ce, à une période habituellement plus lente pour le commerce traditionnel, comme électronique. La valeur moyenne du panier d’achat en janvier 2010 se chiffrait à 331 dollars par cyberacheteur alors qu’il était de 185 dollars à pareille date l’année dernière, soit une augmentation de 146 dollars par cyberacheteur (+78 %).

À la lueur de ces constats, on peut se demander si les Québécois ne sont pas en train de stabiliser leurs habitudes d’achats en ligne…

Responsables du projet :
Najoua Kooli, directrice de projet, CEFRIO
Annick Desforges, chargée de projet, CEFRIO

Des projets d’innovation du CEFRIO valorisés en France

22 février 2010 par Liette D'Amours

Le colloque Management du futur, organisé par VOIRIN-Consultants, le Conseil de l’Europe, le groupe de recherche BETA,  et HEC Montréal, se tiendra les 8 et 9 mars à Strasbourg.  Le CEFRIO y agira comme conférencier sur le thème des nouveaux usages des TIC dans les pratiques de travail, de manière à partager les expériences du Québec.  Des thématiques comme le pilotage des organisations dans un contexte de communautés virtuelles, gestion de connaissances et créativité, seront abordées, avec des cas concrets.  Rappelons que le CEFRIO collabore avec le groupe du BETA dans quelques projets, en vue d’élargir les perspectives et le partage de pratiques innovantes, au bénéfice des organisations privées et publiques.

http://www.voirin-consultants.com/evenements/

 

 

 

 

Le CEFRIO et le rêve de territoires numériques

22 février 2010 par Gisèle Bertrand

Le CEFRIO observe le développement de plusieurs initiatives porteuses d’usages des TI sur le territoire québécois. Outre le déploiement et l’appropriation plus ou moins rapide d’Internet haute vitesse dans les différentes régions, diverses initiatives en soutien au processus démocratique, en apport aux pratiques de travail et en enseignement émergent ici et là. Comment tirer profit des expériences ? Les partager afin que les régions qui désirent s’en inspirer puissent le faire ? Face à diverses problématiques telles que le manque de main-d’œuvre qualifiée, le vieillissement de la population et l’exode des jeunes, le commerce mondial et la prestation de services de proximité, est-ce que les TIC pourraient contribuer à l’amélioration des services et au développement durable des territoires ?

Proactive, la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a pris l’initiative de brancher son territoire grâce à la fibre optique et à d’autres technologies avec le Réseau collectif de communications électroniques et d’outils de gestion Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. La région s’est notamment donné comme défi de brancher tous les villages avant juillet 2010. Les démarches de pratiques innovantes sur le territoire ont débuté dès 2006. Fort de cette démarche, le CLD de Bonaventure sait en tirer profit. En ce sens, l’apport des technologies de l’information dans les processus de décision et auprès de  la collectivité de Bonaventure prend tout son sens par le lancement récent d’un blogue et d’une dizaine d’ateliers ouverts aux citoyens. Chacun des ateliers est animé par un intervenant reconnu dans son secteur d’expertise et sa région. Les citoyens sont ainsi invités à participer au développement du Plan d’Action Local pour l’Économie et l’Emploi (PALÉE).

De l’autre côté du Québec, la région de l’Abitibi-Témiscamingue a reçu l’aval du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT) et des fonds pour la mise en place d’un Laboratoire rural sur les nouvelles technologies d’information et des communications. La Société de développement du Témiscamingue travaille actuellement à son plan d’action.

Par ses projets d’enquête et de recherche-expérimentation, le CEFRIO a aussi pu contribuer à quelques initiatives favorisant l’usage des TI pour l’amélioration des pratiques professionnelles et le réseautage d’institutions. Les projets École éloignée en réseau, le BCT Project 1 et Cégeps en réseau illustrent ces apports en formation initiale et technique. Dans le premier cas, pour éviter la fermeture d’une centaine d’écoles primaires, dans le second pour bâtir une communauté de pratiques professionnelles chez les enseignants du primaire, et dans le troisième, pour dynamiser les pratiques d’enseignement touchant 11 collèges. L’implantation d’un bureau virtuel pour les experts québécois du monde agricole et agroalimentaire constitue un autre exemple d’optimisation des pratiques professionnelles.

Même si le défi réside encore trop souvent aujourd’hui dans l’amélioration de la performance, de l’accès, de la fiabilité et de la sécurité des réseaux, pourrait-on, dès maintenant, intégrer l’esprit d’Internet en s’appropriant à la fois l’outil et le processus dans les façons de penser et de faire ? La prise en charge des processus d’innovation par les communautés rurales pourrait elle s’effectuer par le réseautage des forces vives des territoires incluant le secteur de la recherche et de l’innovation ?
Laura Garcia Vitoria, directrice de la Fondation territoires de demain, mentionne, à cet égard, que « le territoire de demain sera fondé sur le savoir de ses habitants et leurs compétences. » Elle ajoute qu’il importera « de créer des communautés de connaissances et d’innovation car ce sont les liens entre savoirs qui seront porteurs de valeur ajoutée plutôt que les savoirs eux-mêmes. »

L’Europe offre quelques exemples probants d’organisations et de mise en réseau de territoires de connaissances. Notons les Interconnectés, une association indépendante constituée en bonne partie d’élus. Elle a pour objectif de favoriser la diffusion des usages innovants sur le territoire, d’échanger de bonnes pratiques, de mobiliser des technologies fiables et innovantes, et d’apporter l’éclairage des experts nationaux et internationaux.

Quant à elle, la Fondation Internet Nouvelle Génération repère, stimule et valorise l’innovation dans les services et les usages du numérique. Cette fondation associe une grande diversité de membres tels que des grandes entreprises, des « startups », des laboratoires de recherche, des universités, des collectivités territoriales, des administrations, des associations à ses travaux. Les travaux de la fondation s’orientent selon trois axes, la veille et la prospective, les programmes d’action et l’innovation ouverte 2.

Finalement, un précédent article en faisait état, les Living Labs (Laboratoroires vivants), ces derniers œuvrant soit de façon territoriale ou sectorielle, ou les deux, mais toujours en mode innovation (et inter connectivité) au service des communautés.

Le Québec pourrait avantageusement s’inspirer de ces réseaux et favoriser l’universalité et l’ouverture à l’innovation, d’où qu’elle vienne, la mise en réseaux des humains et des sujets. Car, finalement, est-ce de nouveaux lieux physiques qui sont nécessaires ou encore de nouveaux aménagements de vie ? Notons quelques exemples : l’usage de la télémédecine,  de la télésurveillance pour le maintien à domicile, le télétravail, le géo référencement d’un territoire, le bris de l’isolement et la découverte des nouvelles technologies.

Au-delà de l’apport technologique, il importe de repenser les façons de faire, d’organiser, d’échanger : de décloisonner le territoire et de valoriser les forces vives du même coup. Il s’agit, en bref, de développer une véritable culture du numérique de façon à ce qu’elle puisse être intégrée aux autres chantiers.

À la veille d’une politique entrepreneuriale valorisant la création de richesses et d’entreprises en région par le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation et du dépôt d’un plan concerté d’occupation du territoire au printemps, par le MAMROT, le CEFRIO rêve de stratégies numériques territoriales, de développement numérique structuré. Est-il possible de visualiser l’avenir des régions dans 20 ou 30 ans et de concilier les trois piliers du développement durable : le progrès économique, la justice sociale, et la préservation de l’environnement ?

À l’instar de Solidarité rurale du Québec, le CEFRIO voit l’implantation et l’appropriation des TI comme catalyseurs pour nous aider à mieux habiter, développer, desservir et s’approprier le territoire.

[1] Building Community Network project : le Réseautage et l’intégration des TI dans les écoles anglophones du Québec.

[2] Un nouveau concept sur lequel nous reviendrons bientôt

Projet « Les nouveaux usages du Web 2.0 » : cinq expérimentations déjà en route !

22 février 2010 par Sébastien Tanguay

En décembre dernier, le CEFRIO amorçait un grand projet qui vise à expérimenter différents usages des outils du Web 2.0 dans différents contextes organisationnels. À l’heure actuelle, cinq expérimentations sont en cours ou en préparation. D’ailleurs, l’équipe de recherche et les partenaires d’expérimentation se sont rencontrés à Montréal le 5 février lors de la première session de transfert. À cette rencontre ont aussi été invitées des organisations qui envisagent fortement de participer au projet et qui désiraient en apprendre un peu plus. Des chercheurs y ont présenté leurs résultats de recherche sur l’état actuel des usages du Web 2.0 dans différents contextes et y ont illustré le tout par des exemples concrets. Ensuite, les organisations participantes ont exposé les raisons pour lesquelles elles participent au projet et les intentions en matière de Web 2.0.

Il faut rappeler qu’une des grandes forces de ce projet est la diversité des organisations participantes ainsi que les différents axes sous lesquels les usages seront analysés (gouvernance, marketing, ressources humaines, aspects légaux, éthique…). Cette diversité va considérablement enrichir les connaissances qui découleront de ce grand chantier et tous pourront profiter des apprentissages des autres organisations.

Voici une liste des organisations qui nous ont confirmé leur participation :

  • Ministère du Revenu du Québec
  • Banque Nationale du Canada
  • Ville de Québec
  • Hydro-Québec
  • Phéromone
  • Ville de Montréal (partenaire financier)

Nous tenons à remercier nos partenaires de leur participation à cette belle aventure.
Pour toute question concernant ce projet, n’hésitez pas à communiquer avec moi à stanguay@cefrio.qc.ca ou au 418 523-3746 poste 238.

NetGouv Entreprises : un nouveau projet pour connaître l’utilisation des services publics en ligne par les entreprises québécoises

18 février 2010 par Najoua Kooli

Récemment initiée par le CEFRIO, cette étude permettra d’identifier les freins et les motivateurs à l’utilisation des services publics en ligne par les PME et les grandes entreprises québécoises et de dégager des pistes de solutions qui permettraient d’en accroître et d’en simplifier l’accès. Au terme de cette étude, nous serons en mesure de dresser un portrait fidèle de l’utilisation des services publics en ligne par les entreprises québécoises et d’identifier les éléments contraignant une utilisation plus poussée.

La portée des résultats de ce projet s’étendra à l’ensemble de la communauté gouvernementale, l’objectif étant de favoriser l’adoption de solutions communes ou à tout le moins convergentes dans une approche de transformation des services publics et d’accès privilégié à des services électroniques ou multi-modes.

Ce projet novateur démarre en mars 2010. Il sera réalisé grâce à la participation de Revenu Québec (MRQ), de  la Commission des normes du travail (CNT), du  ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MESS), de la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) et de la  Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST).