Enquête Génération C : que doit-on retenir ?

Le 4 décembre 2009, le CEFRIO a mis en ligne son rapport de l’enquête sur la génération C. Rappelons que l’enquête menée auprès de plus de 2000 jeunes visait à décrire l’usage que font les jeunes des technologies et de dresser un portrait des 12 à 24 ans comme étudiants, comme consommateurs, comme travailleurs et comme citoyens.

Utilisateurs des TI : des technologies omniprésentes!

Ce n’est pas vraiment une surprise d’apprendre que les jeunes sont « full technos »! Chez les 12 à 17 ans, 79 % possèdent personnellement un ordinateur, 65 % ont une console de jeu et 89 % se promènent avec un lecteur mp3. Ces statistiques sont comparables aux Américains du même âge. Toutefois, les C québécois sont moins nombreux à posséder un téléphone cellulaire (39 % contre 71 % pour les jeunes Américains).

L’enquête nous apprend également que les filles et les garçons n’utilisent pas Internet aux mêmes fins. Tandis que les filles sont plus nombreuses à utiliser le courrier électronique ainsi qu’à écrire et à commenter des blogues, les garçons passent davantage de temps en ligne à jouer à des jeux, à effectuer des achats et à regarder des films.

Nous constatons aussi que l’utilisation que les jeunes font d’Internet est à géométrie variable. Le tiers des jeunes que nous pouvons qualifier de grands utilisateurs utilisent Internet plus de 20 heures par semaine. Le groupe des grands utilisateurs est surtout composé de garçons et de jeunes de 18 à 24 ans. À l’opposé, le groupe des petits utilisateurs est davantage composé de filles et de jeunes de 12 à 17 ans.

Etudiants : l’ordinateur et Internet très utilisés… hors classe


La quasi-totalité des jeunes (95 %) utilisent Internet dans le cadre de leurs études. Pour la réalisation de leurs travaux, c’est également du côté d’Internet que les jeunes se tournent. Seulement 6 % des jeunes réfèrent surtout aux documents papier pour la réalisation de travaux.

Certes, l’ordinateur est fortement utilisé à la maison, mais il est relativement peu utilisé en classe. Seulement 21 % des jeunes déclarent que la plupart des enseignants font utiliser un ordinateur durant les cours. Nous remarquons que c’est au collégial que l’utilisation de l’ordinateur en classe est la plus importante, possiblement en raison des ressources disponibles : conseillers pédagogiques TIC, Réseau des répondantes et des répondants TIC (REPTIC), Centre collégial de développement de matériel didactique et Profweb, pour ne nommer que ceux-là.

Par ailleurs, mentionnons que seulement un peu plus du tiers (35 %) des jeunes étudiants estiment que la plupart de leurs enseignants sont en mesure de les aider à acquérir les connaissances désirées en matière de technologies.

Consommateurs : des billets de spectacles, des vêtements et de la musique


Près de la moitié (49 %) des jeunes de 16 à 24 ans ont fait des achats sur Internet lors des trois moins précédant l’enquête. Plus encore, ce sont 68 % des grands utilisateurs d’Internet qui font des achats en ligne. Billets de spectacle, vêtements, bijoux et accessoires, musique et matériel d’ordinateurs sont les principaux achats que font les jeunes. Le principal motif pour acheter en ligne est l’espérance de payer moins cher et de pouvoir plus facilement comparer les prix. Mentionnons que le prix est aussi présent comme critère de choix pour un commerce en ligne en compagnie de la clarté des conditions d’achat.

Lorsqu’ils préparent un achat en ligne, les jeunes font d’abord confiance à un ami ou à une connaissance (60 %) qui a essayé le produit, puis à leurs parents (26 %). Les jeunes font très peu confiance à l’opinion d’inconnus qui s’expriment dans des forums de discussion.

Travailleurs : stabilité, salaire et flexibilité SVP!


Les jeunes « C » ne sont pas très différents des jeunes des générations précédentes en ce qui a trait aux critères de sélection d’un employeur. Ainsi, ils recherchent d’abord un emploi stable (51 %), un emploi bien rémunéré (42 %) et un emploi flexible aux plans de l’horaire et du lieu de travail (40 %).

Le type de carrière envisagée ressemble aussi à celui des générations précédentes. La fonction publique attire 37 % des jeunes contre 26 % pour le secteur privé et 15 % pour les carrières comme travailleur autonome. Le privé et le travail autonome sont toutefois plus populaires auprès des garçons et des grands utilisateurs d’Internet.

Citoyens : la technologie pour favoriser l’implication

Il semble que l’utilisation d’Internet ne se fait pas au détriment de l’implication civique. Les grands utilisateurs ne sont pas moins nombreux à ne pas s’impliquer dans des causes universelles ou locales.

Par ailleurs, parmi les jeunes qui ne votent pas chaque fois qu’ils pourraient le faire (46 %), que se soit aux élections municipales, provinciales ou fédérales, 72 % disent qu’ils voteraient plus souvent s’ils pouvaient le faire sur Internet avec un ordinateur ou un téléphone cellulaire.

Les enjeux : de beaux défis pour les organisations

L’enquête sur la génération C aura permis de vérifier que les jeunes sont de grands utilisateurs des technologies de l’information. Cependant, l’enquête nous a aussi appris que ce ne sont pas tous les jeunes qui utilisent Internet et les technologies avec la même intensité. Les organisations feront donc face à divers défis, notamment celui d’enseigner, de communiquer et d’intégrer des jeunes qui auront des aptitudes différentes avec les technologies. Les technologies pourront permettre aux organisations de répondre aux attentes des jeunes étudiants, travailleurs, consommateurs et citoyens, pour celles qui auront pris le temps d’apprivoiser ces technologies et de les utiliser à bon escient.

3 commentaires pour “Enquête Génération C : que doit-on retenir ?”

  1. Lucie dit :

    Je me questionne sur la méthodologie de ce sondage.

    Quand on questionne des jeunes pas Internet sur l’utilisation
    qu’ils font de de l’internet on crée un billet important sur lequel il serait
    important de se pencher.

  2. Philippe Aubé dit :

    Bonjour Lucie,

    D’abord, merci pour avoir pris le temps de laisser un commentaire. Effectivement, en proposant un questionnaire en ligne, nous avons plus de chances d’atteindre de grands utilisateurs que de petits utilisateurs d’Internet. Par contre, nous constatons tout de même qu’une bonne proportion de jeunes ayant participé à l’enquête sont de petits utilisateurs (moins de 10h d’utilisation d’Internet par semaine). De plus, lorsqu’on compare l’intensité d’utilisation d’Internet des jeunes Québécois avec les Américains du même âge, nous constatons que nous avons un léger retard. Par conséquent, même s’il y a apparence de biais méthodologique, cela ne semble pas trop, à mon avis, influencer les résultats.

    Philippe Aubé

  3. benjamin Poulin dit :

    Je voudrais seulement vous faire part d\’un modeste commentaire. Je trouve que la qualité du français utlisé pour commenter et interpréter les résultats de vos sondages comporte quelques imperfections de syntaxe et de grammaire. Un tel style de rédaction rend la lecture lourde. Voci un passage qui, selon moi, ne devrait pas être publié sur le site de votre organisme avant d\’être relu et corrigé <<Nous constatons aussi que l’utilisation que les jeunes font d’Internet est à géométrie variable.>> une telle répétion du mot que est inutile. Voici une façon simple pour alléger le passage <<<<Nous constatons aussi que l’utilisation d\’Internet par les jeunes est à géométrie variable.>>
    Je retrouve beaucoup de passages lourds à lire dans vos interpétations, particulièrement l\’usage abusif de la forme passive et du mot \’que\’ comme adverbe, conjonction ou pronom.

    Mes salutations

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