Archives pour octobre 2009

Les TI et l’industrie touristique de la Baie-des-Chaleurs

28 octobre 2009 par Aurélien Bisson

Les CLD d’Avignon et de la MRC de Bonaventure dans le cadre de la démarche MRC innovantes et du projet de collaboration avec le Parc naturel régional du Haut-Jura ont réalisé une e-enquête visant à dresser le portrait de l’utilisation d’Internet par les acteurs touristiques de la Baie-des-Chaleurs. 52% des acteurs touristiques sollicités ont rempli le questionnaire d’enquête, soit 85 répondants sur 162. Ce taux de participation très élevé montre l’intérêt des acteurs touristiques locaux quant à l’utilisation des nouvelles technologies de l’information (TI) pour le développement de leur secteur d’activité.

Voici quelques-uns des résultats de cette e-enquête

Entreprises ou organismes touristiques qui ont un site Internet :

  •  89%

Fonctionnalités de ces sites Internet :

  • présenter la structure  62%;
  • présenter l’offre et les activités  79%;
  • informer sur les disponibilités des produits et services  56%.

Trois actions prioritaires que pourraient proposer les organismes de développement du territoire aux entreprises touristiques :

  1. une information sur ce qu’il est possible de faire en utilisant l’informatique et Internet dans votre secteur d’activité;
  2. la mise en ligne d’un site Internet consacré à la promotion du territoire et de ses offres touristiques;
  3. des outils facilitant la mise en réseau des acteurs touristiques du territoire. 

Entreprises ou organismes pour lesquels Internet fait partie de la stratégie de développement :

  • Oui : 98%
  • Non :  2%

Entreprises ou organismes qui croient que faire partie d’un réseau de territoires préoccupés par les nouvelles technologies et leur développement touristique pourrait être utile :

  • Oui :  75%
  • Non :   0%
  • Ne sait pas :  25%

Retour sur la Conférence internationale sur le capital intellectuel, la gestion des connaissances et l’apprentissage organisationnel

28 octobre 2009 par Youni Shabah

La sixième conférence internationale sur le capital intellectuel, la gestion des connaissances et l’apprentissage organisationnel (ICICKM 2009), organisée par l’Academic Conferences International (ACI) s’est tenue les 1er et 2 octobre 2009 à l’Université McGill. Plus d’une centaine de chercheurs et praticiens de différents pays étaient présents pour partager des connaissances, des expériences et des perspectives à la fois différentes et nouvelles sur ces thèmes.

Selon Kimiz Dalkir, présidente du symposium, les constats issus de ces deux jours de conférence soulignent un enjeu important dans le domaine de la gestion des connaissances, soit celui de l’évaluation et de la portée des résultats. Selon madame Dalkir « Il existe peu de données empiriques au niveau de la gestion des connaissances. Les travaux se situent davantage à un niveau conceptuel ou théorique ». Lors de cette journée, les conférenciers ont, d’une part, présenté des études de cas organisationnels en gestion des connaissances et, d’autre part, évoqué certains enjeux de la collaboration et du partage des connaissances tels que la valeur d’usage des technologies de l’information (ex. mesure de l’efficacité du clavardage c. celui des univers virtuels dont Second Life), l’influence de la culture et des caractéristiques de la personnalité, etc. Comme l’indique Kimiz Dalkir « on constate que la gestion des connaissances est étudiée à travers différentes lentilles : il s’agit là d’un phénomène complexe ». Un certain nombre d’articles présentés lors de cette conférence seront publiés prochainement dans la revue EJKM. Par ailleurs, la 7e édition du symposium, qui se tiendra en novembre 2010 à Hong Kong, sera notamment l’occasion de poursuivre le dialogue et d’explorer de nouvelles avenues dans ce domaine de recherche.

Enfin, les praticiens qui s’intéressent particulièrement à la gestion des connaissances pourront se procurer, en 2010, la deuxième édition du livre de Kimiz Dalkir : Knowledge Management in Theory and Practice. En plus d’être une référence en la matière, cette deuxième édition comportera trois nouveaux chapitres sur la taxonomie des savoirs, la mémoire organisationnelle et les référentiels des connaissances.

Madame Dalkir est professeur à l’Université McGill et chercheure associée au CEFRIO. Elle a notamment mené un projet de recherche-action - en collaboration avec le CEFRIO et Oxfam-Québec - sur le thème de l’organisation apprenante.

Enquête sur la génération C : les 12-24 ans, utilisateurs extrêmes d’Internet et des TI

27 octobre 2009 par Liette D'Amours

C’est en présence de ses deux coprésidentes d’honneur Dominique Vien, ministre des Services gouvernementaux du Québec, et Liliane Laverdière, présidente de la Chambre de commerce de Québec et vice-présidente, Développement des affaires à la vice-présidence Relations gouvernementales au Mouvement Desjardins que le CEFRIO a tenu, les 20 et 21 octobre 2009, son colloque international sur la génération C. Cet événement regroupait au Centre des congrès de Québec plus de 500 participants et quelque 50 conférenciers provenant des quatre coins du globe.

En primeur, le CEFRIO y a révélé les résultats de son enquête sur la génération C. Réalisée en collaboration avec Léger Marketing, cette étude fait le point sur les perceptions et les comportements des 12-24 ans face aux technologies de l’information et sur les usages qu’ils en font. Au total, 2000 jeunes Québécois ont été sondés par téléphone ou par Internet et ont ainsi permis d’explorer en quoi leur utilisation des TI et d’Internet change et changera leur façon d’étudier, de travailler, de consommer et même d’exercer leur rôle de citoyen.

De grands adeptes des TI
Sans grande surprise, l’enquête génération C révèle que les 12-24 ans comptent parmi les grands consommateurs de technologies de l’information de notre société. Ainsi:

  • 84% d’entre eux possèdent un lecteur de type MP3 (un iPod, par exemple)
  •  64% ont un ordinateur de bureau
  • 60% une console de jeu vidéo
  • 57% un téléphone cellulaire conventionnel
  • 39% un ordinateur portable et
  •    5% un cellulaire intelligent (tel BlackBerry).

Si les garçons sont plus susceptibles de détenir un ordinateur de bureau, une console de jeu ou un cellulaire intelligent que les filles, celles-ci sont par contre plus nombreuses à posséder un cellulaire.

Côté connexion, 91% des jeunes Québécois ont accès à Internet haute vitesse à la maison. Le sondage nous apprend également que les 18-24 ans sont de plus grands utilisateurs d’Internet que les 12-17 ans. Les premiers passent en moyenne 22 heures par semaine sur Internet comparativement à 16 heures pour les seconds.

Quand on divise les jeunes Québécois selon leur utilisation d’Internet, on constate :

  • que 43% des 12-17 ans sont de « petits » utilisateurs (naviguent 10 heures et moins chaque semaine);
  • que 32% sont des utilisateurs « moyens » (entre 11 et 20 heures) et
  • que 25% sont de « grands » utilisateurs (21 heures et plus).

En comparaison, 27% des 18-24 ans se classent dans le premier groupe, 32% dans le second et 40% dans le dernier. Précisons également que les grands utilisateurs d’Internet sont plus souvent des garçons et qu’ils y consacrent en moyenne 36 heures par semaine.

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École éloignée en réseau : une session de transfert éloquente

27 octobre 2009 par Éliane Limbert

Les 8 et 9 octobre derniers s’est tenue la session de transfert de l’École éloignée en réseau qui réunissait plus de 160 personnes à Québec. Sept années déjà, bien remplies et riches d’expériences variées! Écouter et regarder tant d’enseignant(e)s est la meilleure preuve qu’il s’agit d’un projet de recherche action des plus novateurs et des plus prometteurs pour l’avenir des élèves et des enseignants des petites écoles rurales au Québec.

La réalité, principalement la coélaboration des connaissances grâce au «Knowledge Forum» (KF pour les initiés), la voici au sein même d’une centaine d’écoles à travers quelques exemples de projets :

  • Projet à l’international : une démarche d’investigation sur les grottes de Majorque, rencontre entre les enseignants du Québec et ceux de Hong-Kong et de Barcelone avec leurs élèves. En bref : hypothèses, observations, analyses, perspectives, résultats, tout est noté dans l’ordinateur à travers le KF et, surtout, échangé entre les élèves et les enseignants.
  • Intervention des professionnels en réseau, notamment, les orthopédagogues et orthophonistes qui peuvent désormais    à travers une plateforme de Webconférence offrir leurs services à distance. Entendre et voir un enfant auprès de sa mère et qu’une orthophoniste à distance lui adresse des conseils est une preuve bel et bien présente. Les constats sont unanimes. L’enfant poursuit ainsi son parcours tout en restant à domicile dans son milieu familial et le professionnel lui offre la même attention que s’il était physiquement présent.
  • Comment faire entrer la lecture à l’école de manière animée : simplement par la rencontre entre des auteurs et illustrateurs d’albums jeunesse et les élèves. Surprise et émerveillement garantis! Échanger ensuite par Webconférence avec le créateur de son héros préféré, voilà le virtuel qui transforme l’imaginaire en réalité.
  • Facilitation du passage du primaire vers le secondaire : amener des jeunes de différents niveaux (primaire et secondaire) à échanger entre eux par le biais des sciences. Les plus jeunes (primaire) demandent des conseils aux experts (secondaire) pour construire un voilier dans le but de participer à une compétition. Tout se déroule par le KF, d’où l’importance de l’expression écrite. La compréhension mutuelle nécessite un ajustement de part et d’autre, les plus « jeunes » en précisant leur formulation, les plus « vieux » en vulgarisant leurs conseils.

En conclusion, cette session a permis de faire ressortir encore plus concrètement la multiplicité des modèles que peut prendre l’ÉÉR et une flexibilité découverte au fur et à mesure par les diverses expériences, sans cesse soutenues par l’équipe de chercheurs qu’il faut saluer dans leur engagement constant. Les enseignants, par leur motivation, ont su adapter les outils au milieu dans lequel ils évoluent et selon leurs besoins. Ils sont toujours prêts à se remettre en question, à faire évoluer leur métier pour continuer à le parfaire et à en faire profiter leurs pairs et, avant tout, les élèves.

De telles actions ne peuvent être que porteuses d’un bel avenir institutionnel et doivent s’étendre au plus vite à travers tout le Québec et pourquoi pas dans d’autres contrées plus lointaines, des régions très très éloignées…

Médias sociaux et gouvernements

26 octobre 2009 par Isabelle Vachon

Faire preuve de transparence, être plus ouverts, encourager la participation du citoyen : voilà bien des défis que doivent relever les gouvernements. Comment les médias sociaux peuvent les aider à atteindre ces objectifs? C’est à cette question qu’a tenté de répondre l’édition d’octobre du bulletin e-Veille.

Ce numéro comprend les articles suivants :