Archives pour septembre 2009

Déploiement de l’@pproche entreprise 2.0 au MDEIE

30 septembre 2009 par Éliane Limbert

En direct du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE), nous apprenons que la Direction du développement des entreprises (DDE) prépare un grand déploiement de l’@pproche entreprise 2.0 à travers tout le Québec, soit auprès des 17 directions régionales représentées par plus d’une centaine de conseillers en entreprises.

Pour rappel, cette nouvelle approche en services conseils avait fait l’objet d’une expérimentation par le CEFRIO laquelle consistait à tester et à documenter l’utilisation de la Webconférence lors des interventions en entreprise par les conseillers des directions régionales avec ceux de la DDE situés à Montréal ou à Québec. L’application testée est la plateforme VIA de SVI eSolutions.

En raison des résultats très satisfaisants de cette expérimentation, Bertrand Verbruggen, directeur de la DDE a décidé de déployer, dans un premier temps, une formation auprès de toutes les directions régionales.

À cet effet, Marcelo Grimberg, conseiller en marketing et chargé de projet à la DDE, parcourt le Québec tout l’été afin qu’à la fin de septembre 2009, la majorité des conseillers régionaux soient formés. Plus précisément, la formation se déroule en trois étapes et est basée sur la démarche déjà expérimentée lors du projet avec le CEFRIO.

Dans un premier temps, Marcelo Grimberg se déplace dans chacune des directions régionales pour présenter le contexte de cette nouvelle approche et expliquer sommairement les fonctionnalités de l’application VIA à l’ensemble des conseillers régionaux.

La deuxième étape consiste en une autoformation de 15 minutes que chaque conseiller doit suivre ultérieurement et de façon individuelle afin d’approfondir les fonctionnalités de l’outil.

La troisième partie du processus de formation concerne la pratique de l’application avec la Direction des ressources informationnelles (DRI) qui joue le rôle de l’interlocuteur à distance tout en apportant le support nécessaire à la maîtrise de l’outil auprès du conseiller régional.

Le CEFRIO est fier d’avoir pu contribuer à susciter cette approche innovante et souhaite voir émerger de nombreux autres cas semblables au sein du gouvernement grâce au potentiel des outils Web 2.0.

En progression de 47% en proportion de cyberacheteurs et 48 millions de dollars, le commerce électronique poursuit sa croissance au Québec

29 septembre 2009 par CEFRIO

En août 2009, près d’un quart (22%) des adultes québécois ont effectué des dépenses en ligne totalisant 368 millions de dollars. À la même période en 2008, 15% d’entre eux avaient acheté pour 320 millions de dollars sur Internet. Il s’agit donc d’une augmentation de 47% de la proportion de cyberacheteurs sur douze mois, de même qu’une hausse de 48 millions de dollars en matière de dépenses totales réalisées en ligne.

Par rapport à juillet 2009, la proportion de cyberacheteurs est demeurée stable, allant de 23% en juillet à 22% en août. Par contre, les dépenses totales ont connu une croissance de 40 millions de dollars (de 328 millions de dollars en juillet à 368 millions en août). Enfin, la valeur moyenne du panier d’achat par cyberacheteur est légèrement supérieure ce mois-ci (268 $ en juillet par rapport à 303 $ en août).

Par ailleurs, la valeur moyenne du panier d’achat est inférieure à celle enregistrée en août 2008, passant de 362 dollars à 303 dollars. Comparativement à l’an passé, elle aurait baissé de 10% en moyenne sur les trois derniers mois. Le cyberacheteur serait-il  à la recherche des meilleurs prix et économies sur le Web? 

Avec la rentrée qui s’amorce et la période des Fêtes qui arrivent plus vite que nous le pensons, la proportion de cyberacheteurs et les dépenses faites sur Internet ne peuvent que continuer leur progression. À suivre…

Lancement de NetPME 2009

29 septembre 2009 par Mélanie Ringuette

La plus récente édition de NetPME sera lancée le 6 octobre 2009, dévoilant ainsi un portrait actualisé des PME québécoises en matière d’adoption, d’appropriation et d’utilisation des technologies de l’information (TI), afin d’identifier l’usage qu’elles en font et d’en tracer l’évolution par rapport aux résultats des enquêtes menées en 2006 et 2007.

Ainsi, NetPME 2009 couvre diverses thématiques dont, entre autres, la mesure dans laquelle les PME québécoises ont adopté les diverses technologies de l’information, leurs ressources dans ce domaine, les usages réservés aux TI sur le plan de la communication, de la collaboration, de l’intégration et de la création, de l’informatisation des processus et leur intégration, et enfin, les usages et les attentes à l’égard des services en ligne offerts par le gouvernement.

NetPME 2009 sera disponible en ligne à compter du 6 octobre au www.cefrio.qc.ca

Rentrée scolaire en réseau : pas seulement dans la classe!

28 septembre 2009 par Julia Gaudreault-Perron

L’École éloignée en réseau (ÉÉR) entame la nouvelle année scolaire avec la poursuite d’un nouveau volet lancé l’an dernier pour sa quatrième phase : l’utilisation du réseau, non seulement par les élèves et les enseignants dans la classe, mais aussi par les professionnels et techniciens des services éducatifs complémentaires.

L’initiative ÉÉR, née en 2002 d’une volonté commune du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport et du CEFRIO de favoriser la vitalité des petites écoles de régions rurales à l’aide du réseau, propose deux outils pour ce faire : un système de vidéoconférence (iVisit) et un forum de connaissances (Knowledge Forum). Non seulement ces outils sont-ils disponibles pour les enseignants et les élèves des quelques 23 commissions scolaires impliquées, mais aussi pour les orthopédagogues, orthophonistes, conseillers pédagogiques, conseillers d’orientation, psychologues, psychoéducateurs, éducateurs spécialisés, animateurs de vie spirituelle et d’engagement communautaire et autres professionnels intervenant auprès des élèves. Dans un contexte d’éloignement, le réseau Internet offre des opportunités nouvelles de réduire les déplacements tout en gagnant en efficacité et en temps de présence à la clientèle, qu’il s’agisse d’élèves ou d’enseignants.

Trois axes de pratique apparaissent pertinents pour l’intervention en réseau et se reflètent dans les propos des intervenants lorsqu’on les questionne sur les besoins à combler:

  • 1. améliorer les services offerts aux élèves,
  • 2. favoriser la concertation entre professionnels et
  • 3. augmenter le rôle conseil auprès des enseignants.

1. AMÉLIORER LES SERVICES AUX ÉLÈVES
La disponibilité des services aux élèves apparaît comme préoccupation première lorsqu’il est question de l’intervention en réseau. Qu’il s’agisse d’imaginer de nouvelles formes d’intervention à l’aide de la vidéoconférence ou de se questionner au sujet de la relation humaine qui se crée par le biais de ce moyen de communication, tous accordent une importance primordiale aux services auprès des élèves. Le territoire couvert par la plupart des intervenants en région est vaste et les établissements dans lesquels ils offrent leurs services sont dispersés, de sorte que le temps de présence dans les milieux se trouve réduit en raison du temps de déplacement nécessaire. Le réseau - sans remplacer toute présence en personne auprès des élèves- permet à tout le moins d’augmenter la fréquence des contacts avec l’intervenant lorsque les rencontres en réseau sont combinées aux rencontres en face à face. Pour l’élève, ce sont de nouvelles formes d’interaction qui diversifient le travail qu’il effectue avec son intervenant et qui amènent souvent une motivation toute neuve à la consultation.

Améliorer les services aux élèves par le biais du réseau c’est…

  • une orthopédagogue qui jumelle des élèves malentendants de différentes écoles afin qu’ils échangent au sujet de leurs difficultés communes;
  • un conseiller pédagogique qui donne une formation à une classe distante par voie de vidéoconférence;
  • une orthophoniste qui effectue des suivis d’élèves et des plans d’intervention avec les parents en vidéoconférence.

2. FAVORISER LA CONCERTATION ENTRE PROFESSIONNELS
Qui dit nombreux déplacements dit peu de temps dans les milieux à d’autres fins que l’intervention auprès des élèves. Or, les professionnels mentionnent le besoin de disposer de temps de concertation entre collègues de la même profession oeuvrant dans les autres établissements de la commission scolaire ou avec ceux des autres professions qui travaillent auprès de la même clientèle.   Avec le réseau, l’intervenant n’est plus seul : il dispose de nouveaux moyens pour communiquer avec l’équipe multidisciplinaire et pour concerter les actions auprès des élèves.

Favoriser la concertation entre professionnels par le biais du réseau c’est…

  • une équipe d’animateurs de vie spirituelle et d’engagement communautaire qui se rencontrent en vidéoconférence pour partager leur expertise sur certains thèmes;
  • une équipe de professionnels qui communiquent par vidéoconférence pour discuter de suivi d’élèves;
  • une orthophoniste en retrait préventif qui échange en vidéoconférence avec l’intervenant qui assure le suivi auprès des élèves pendant son absence.

3. AUGMENTER LE RÔLE CONSEIL AUPRÈS DES ENSEIGNANTS
Plusieurs professionnels des services complémentaires ont aussi le mandat d’agir à titre de rôle-conseil auprès des enseignants concernant les différentes problématiques vécues avec les élèves ou encore au sujet des besoins particuliers de ceux-ci. Le temps réduit qu’ils passent dans chaque école limite la place que peut occuper le rôle conseil dans leur pratique.    Le réseau apparaît donc comme un moyen de maximiser l’accès aux professionnels en ajoutant une disponibilité à distance.

Augmenter le rôle conseil auprès des enseignants par le biais du réseau c’est…

  • une orthopédagogue qui offre des périodes de disponibilités en vidéoconférence lorsqu’elle travaille en bureau, pour répondre aux besoins des enseignants.

Ces trois axes apparaissent comme regorgeant de nouvelles possibilités et de défis dans l’organisation du travail des professionnels des services éducatifs complémentaires et dans l’évolution de leurs pratiques. L’année scolaire 2009-2010 verra très certainement de nouvelles avenues se dessiner en intervention en milieu scolaire à l’aide des outils du réseau. Ce sera l’occasion de voir comment ces nouvelles pratiques peuvent s’insérer dans le modèle de pérennité de l’École éloignée en réseau actuellement en élaboration.

L’avenir du travail

28 septembre 2009 par Ndiamé Gueye

À considérer la vitesse avec laquelle la technologie numérique investit la société et en modifie les habitudes, on peut se demander quel est l’avenir du travail tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Selon Paul Saffo, un futurologue de renom,  les technologies numériques vont transformer le travail en une chaîne mondiale d’approvisionnement en talents, pour permettre, à la demande, d’effectuer des tâches soigneusement planifiées. Il ajoute qu’«un travail est un ensemble de privilèges et d’obligations que le numérique permet de décomposer et de recomposer en fonction de nos compétences personnelles, des tâches à accomplir et des objectifs des sociétés pour lesquelles nous travaillons».

Thomas Malone, professeur au MIT et auteur de l’Avenir du travail poursuit en ce sens : «Supposez que vous pouviez disposer d’un nombre sans limite de gens et d’ordinateurs connectés de toutes les manières possibles pour accomplir une tâche, comme concevoir une voiture, prendre soin de malades dans un hôpital ou diriger une banque, comment vous y prendriez-vous ? Si vous pouviez faire cela, je pense que nous aurions des organisations très différentes de celles que nous connaissons aujourd’hui. On aurait des sociétés avec des centaines de personnes passant chacune quelques minutes pour accomplir certaines tâches. Ou bien vous auriez des sociétés où beaucoup des choses que nous faisons aujourd’hui seraient faites par des ordinateurs situés à l’autre bout du monde, supervisés par un petit nombre de gens situés à différents endroits».

Et la médecine dans tout cela ? Malone explique que : «Cela offrirait d’intéressantes perspectives dans le domaine de la médecine, par exemple. Plutôt que toute l’expertise réside dans l’esprit d’une personne penchée sur votre lit, vous pourriez bénéficier d’un processus et d’une somme d’expertises venant du monde entier. C’est la même chose pour une foule de chose que nous faisons dans le domaine de l’entreprise».

Mais, «Toutes ces technologies ne se substitueront pas à l’interaction en face à face », rétorque Charles Grantham, directeur d’un programme sur le travail collaboratif. Le numérique modifiera sans aucun doute la nature du travail mais non la nature humaine.

Heureusement.

Sources :
http://www.businessweek.com/magazine/content/07_34/b4047426.htm
http://www.saffo.com/journal/index.php
http://ccs.mit.edu/malone/ 
http://www.thefutureofwork.net/