Archives pour mai 2009

Journée d’étude sur l’organisation apprenante

28 mai 2009 par Youni Shabah

La journée d’étude 2009 de la SOFEDUC, sous le thème de l’organisation apprenante, s’est tenue le 30 avril dernier aux HEC Montréal. Elle nous a permis de mieux comprendre comment et pourquoi le concept de l’organisation apprenante représente un levier indispensable à tout succès organisationnel.

Les conférenciers invités ont notamment exposé les enjeux et défis pour l’organisation apprenante : organisation réflexive et à haute intensité d’apprentissage, développement des compétences, décentralisation des pouvoirs et des responsabilités, diffusion de la capacité d’initiative, etc. Ils ont également présenté des approches et modèles qui permettent à l’organisation de concrétiser sa vision d’organisation apprenante et innovante dont l’approche Performex et le modèle synergique d’une organisation apprenante. Les actes de conférences sont dorénavant disponibles.

On retient particulièrement un commentaire de la salle suggérant le passage d’une démarche autodidacte vers une démarche « codidacte ». En effet, le développement et l’apprentissage individuels et organisationnels doivent miser sur l’interaction. Les individus doivent de plus en plus apprendre à être créatifs et à trouver des solutions en mode collaboratif en vue de construire un savoir collectif constitué de savoirs, savoir-faire et savoir-être de chacun.

Les Canadiens font preuve de pessimisme face à la crise financière mais ne réduisent pas leurs dépenses en matière de TI…

28 mai 2009 par Annick Desforges

Face à la crise financière, un pessimisme mondial continue de s’accroître. C’est du moins le sentiment qui se dégage à la lecture de l’enquête trimestrielle réalisée en mars, par le  réseau Win. En fait, à chaque trimestre, des firmes de sondages à travers le monde sondent la population sur sa perception de la crise financière et économique dans son pays. Ainsi, en mars 2009, plus de 20 000 répondants de 25 pays différents ont participé à l’enquête. Au Canada, Léger Marketing était la firme de sondage responsable de cette étude.

Les pays développés demeurent toujours craintifs face à la crise économique

Tout comme il l’a été rapporté en janvier 2009, les pays développés demeurent encore craintifs face à la crise. Interrogés sur la perception qu’ils ont de l’avenir économique de leur pays, une majorité de Canadiens1 craignent une dégradation de leur économie. En mars 2009, le Canada figurait parmi les 10 pays qui croyaient que la situation économique du pays s’empirera d’ici les trois prochains mois. Cette perception s’était toutefois améliorée entre janvier et mars 2009 alors que 61 % des Canadiens anticipaient le pire en janvier comparativement à 52 % en mars. Notons que le pessimisme à l’égard de la crise financière était à son plus élevé parmi les pays du G8, dont le Royaume-Uni (67 %), la France (63 %), l’Allemagne (61 %) et le Japon (60 %). Les perceptions les plus favorables ont été relevées auprès des répondants de pays en émergence, soit après de ceux du Qatar (45 %), du Koweït (39 %), du Brésil (35 %), de l’Arabie saoudite (29 %) et des Émirats arabes unis (28 %).

Pas de crainte d’une baisse de revenu à court terme

Étrangement, l’Instabilité économique actuelle ne semble pas apeurer les Canadiens en égard à leur revenu familial. En mars 2009, près de la moitié d’entre eux (48 %) pensaient que leur revenu familial demeurera le même au cours des 12 prochains mois, se situant ainsi dans la moyenne mondiale. En janvier, la même perception se situait à 16 %, soit 4 points de pourcentage de moins qu’en mars. De plus, le quart des Canadiens (25 %) croyaient d’ailleurs que leur revenu familial augmentera d’ici la prochaine année alors qu’un Canadien sur 5 (20 %) anticipait une baisse de son revenu familial.
 
Les habitants de l’Islande (55 %), du Japon (49 %) et de la Russie (43 %) croyaient fermement que leur revenu familial allaient diminuer au cours des 12 prochains mois comparativement aux Brésiliens (61 %) qui, pour leur part, prévoyaient une augmentation de leur revenu familial, et ce, au cours de la même période de référence.

Les Canadiens coupent, mais pas dans les télécommunications
 
Par contre, les Canadiens ne sont pas prêts à couper dans les dépenses : ils maintiennent le même style de vie. À vrai dire, seulement le tiers (32 %) des Canadiens aurait effectué des coupures dans leurs dépenses en mars 2009. Le secteur le plus touché par une baisse de revenus est celui du divertissement où plus de la moitié (54 %) des Canadiens y auraient réduit leurs dépenses. Les autres secteurs qui ont subit des réductions de dépenses importantes en mars 2009 touchent ceux des vêtements, chaussures et accessoires (47 %), des vacances et voyages (42 %) et des électroménagers (42 %).

Les Canadiens limiteraient cependant moins leurs dépenses en matière de télécommunication : en mars, seulement 19 % auraient réduit les dépenses liés à leur cellulaire, 13 % à leur service de télévision et 8 % à leur service Internet! Bref, les Canadiens coupent dans le luxe mais tiennent à leurs technologies.

Mais lorsque vient le temps de réaliser de gros achat, tel l’achat d’une maison, les Canadiens demeurent partagés… De manière générale, en mars 2009, 42 % des Canadiens croyaient qu’il s’agissait d’un bon moment pour acheter une maison. Le tiers (32 %) des Canadiens demeurait toutefois ambivalent alors que qu’un Canadien sur cinq (19 %) croyait fermement qu’il s’agissait d’un mauvais moment pour l’achat d’une maison. Comparativement à janvier 2009, une baisse de 7 points de pourcentage est observable en mars. Ainsi, en janvier, le quart (26 %) des Canadiens croyait qu’il s’agissait d’un très mauvais moment pour acheter une propriété alors qu’en mars, cette même proportion atteignait 19 %. À ce chapitre, le Canada figure parmi les 7 pays où les habitants sont favorables à l’achat d’une résidence, et ce même en situation de crise financière et économique.

Faible confiance envers la gestion de la crise

Enfin, lorsqu’interrogés sur la capacité de leur gouvernement de faire face à la crise, les populations du G82 ont mis, en moyenne, une note de 4,2 sur 10. Ainsi, en mars 2009, les répondants canadiens, pour leur part, accordaient une note de 4,5 sur 10 quant à leur niveau de confiance à l’égard du gouvernement pour gérer la crise (4,8 en janvier); de 6,1 sur 10 pour décrire leur confiance envers la stabilité de leurs institutions financières (6,3 en janvier); et de 3,4 sur 10 pour exprimer leur niveau de confiance dans la stabilité des marchés boursiers (3,5 en janvier).

Une économie canadienne « en déclin »

En terminant, l’indice mondial de WIN évalue l’impact de la crise financière et les comportements des citoyens de chacun des pays afin de déterminer la viabilité de l’économie du pays. Les analystes de WIN place le Canada (avec l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse) dans une situation économique « en déclin ». Plus précisément, les résidents des pays qui se retrouvent dans cette catégorie n’auraient pas encore réduit significativement leurs dépenses en raison d’une perception ambivalente envers la situation économique actuelle. Toutefois, une perception plus négative les inciterait à réduire davantage leurs dépenses dans un horizon à court terme. En raison de ceci, l’Indice prévoit que ces pays demeureront dans un cycle économique négatif plus longtemps que les autres.

Méthodologie

La portion canadienne de l’enquête a été réalisée par Léger Marketing au moyen d’un sondage en ligne. Au total, 1 711 répondants canadiens de 18 ans et plus ont pris par à l’enquête qui s’est déroulée du 4 au 8 mars 2009. Une marge d’erreur de ±2.37 % (19 fois sur 20) a été relevée dans un intervalle de confiance de 95 %. Les résultats ont été pondérés en fonction de l’âge et du sexe afin d’assurer la représentativité de la population totale.

Source : Léger Marketing et WIN. WIN est un réseau qui regroupe les plus grandes firmes indépendantes au monde représentant 88% du marché mondial. Vous pouvez obtenir plus d’informations sur le site www.winmr.com.

 Notes :
1 -L’étude sonde la perception des adultes canadiens, âgés de 18 ans et plus.
2- Les pays qui composent le G8 sont : les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, le Canada et la Russie.

Les activités transactionnelles en ligne continuent leur progression - NETendances - Mai 2009

27 mai 2009 par CEFRIO

En mai 2009, près des trois quarts (73,5 %) des adultes québécois ont utilisé Internet de façon régulière comparativement à 74,6 % en avril. Il s’agit d’un résultat semblable à celui observé en mai 2008, où 73,1 % des adultes québécois avaient fait une utilisation régulière d’Internet.

Taux d’utilisation d’Internet au Québec
Base : Adultes québécois (n = 1000)
netendances-mai-09

Les activités transactionnelles en ligne toujours en croissance

Tout comme celle de janvier, l’enquête de mai de NETendances 2009 s’est penchée sur l’utilisation transactionnelle du Web. Les thématiques liées aux raisons motivant l’achat en ligne, à la confiance envers les transactions réalisées avec divers types d’organisation de même que les offres promotionnelles envoyées par courriel ont aussi été sondées.

Près  de la moitié des adultes québécois réalisent des opérations bancaires…

Sans contredit, les opérations bancaires  sont l’activité transactionnelle en ligne la plus populaire auprès des adultes québécois : 44,9 % en ont réalisé au cours du dernier mois ( soit 53,6 % des internautes). Enfin, une minorité de Québécois ont effectué des placements financiers en ligne (5,1 %) ou ont acheté de l’assurance (1,3 %).

… et un adulte québécois sur cinq achète en ligne

Alors qu’en janvier 2009, NETendances révélait que 18,7 % des adultes québécois avaient effectué un achat sur Internet au cours du dernier mois ; nous apprenons que cette même proportion atteint 20,4 % en mai (soit 24,4 % des internautes).

Le gain de temps s’avère être la principale motivation à l’achat en ligne : 66,1 % des adultes québécois affirment que la principale raison pour laquelle ils effectuent des achats en ligne est le gain de temps. La perception d’une offre de prix plus compétitive sur le Web (33,1 %), la vérification de la disponibilité des produits en magasin (32,2 %) et la comparaison de produits/marques (30,8 %.) sont des raisons évoquées en second lieu. Enfin, le quart des adultes québécois disent procéder à des achats en ligne en raison de la facilitation de la livraison (26,5 %) ou encore d’une offre de produits plus variée (26,1 %).

Un vote de confiance relativement élevé à l’égard de sécurité des transactions en ligne

Questionnés sur le niveau de confiance qu’ils accordent à différentes institutions lors de la réalisation de transactions en ligne, les adultes québécois qui achètent sur Internet attribuent une note de 8,8 sur 10 aux institutions financières et de 8,6 sur 10 au gouvernement du Québec. Les grands détaillants franchisés se voient également accorder une note de confiance élevée, soit 8,1 sur 10 tandis que les entreprises faisant uniquement affaires sur Internet récoltent un vote de confiance de 7,7 sur 10. Enfin, les petits commerçants se voient accorder une note de confiance de 5,9 sur 10 (4,5 en 2008).

Des offres promotionnelles  consultées par un quart des Québécois

Nouvelle mesure en 2009, la consultation d’offres promotionnelles reçues par courriel n’est pas un acquis : un peu plus du quart (26,7 %) des adultes québécois consultent les offres promotionnelles qu’ils reçoivent par courriel. 

Responsables du projet :
Najoua Kooli, Directrice de projet, CEFRIO
Annick Desforges, Chargée de projet, CEFRIO

La prestation de services gouvernementaux au Canada

26 mai 2009 par CEFRIO

Depuis plusieurs années, le Canada a fait beaucoup d’efforts pour améliorer la prestation de services gouvernementaux. Un récent rapport de l’Institut d’administration publique du Canada (IAPC) porte sur le sujet : « From Research to Results : A Decade of Results-Based Service Improvement in Canada ».

Le rapport mentionne notamment que le rendement relatif aux services de plusieurs organismes du secteur public canadien surpasse maintenant les résultats et les données repères non seulement des administrations municipales et provinciales, mais aussi du secteur public, et que ce succès est lié aux initiatives de recherche-action centrées sur les citoyens qui ont débuté à la fin des années 1990. Il est aussi intéressant de constater comment, de ces recherches, sont nés des outils de mesure novateurs et des institutions dédiées à la recherche, à l’étalonnage et à la mise sur pied d’initiatives communes centrées sur le citoyen.

Avril confirme la hausse du e-commerce au premier trimestre de 2009

26 mai 2009 par CEFRIO

En avril 2009, l’Indice du commerce électronique révèle que 20 % des adultes québécois ont acheté pour un total de 297 millions de dollars de produits et services sur Internet. Au cours de ce même mois, la valeur moyenne du panier d’achat était évaluée à 281 dollars par cyberacheteur québécois.

Dans l’ensemble, nous notons une croissance double de l’Indice lorsque nous comparons avril 2008 et avril 2009. D’une part, les Québécois sont plus nombreux à réaliser des achats en ligne (+ 43 % comparativement à avril 2008 où 14 % des adultes québécois avaient réalisé des achats en ligne), d’autre part, la valeur totale des achats effectués sur Internet a augmenté de 47 millions de dollars pour atteindre 250 millions de dollars en avril 2008.

De plus, une rétrospective sur le premier trimestre de 2009 nous dévoile que les résultats d’avril confirment la hausse notée depuis les trois premiers mois de l’année. En moyenne, au premier trimestre de 2009, 19 % des adultes québécois ont acheté des produits et services sur Internet. La valeur moyenne du panier d’achat se situe à environ 241 $ alors que les dépenses totales en ligne s’approchent du cap du milliard de dollars, soit 746 millions de dollars.

Attendons les résultats de mai pour voir si la tendance se maintient…

Communiqué de presse