Archives pour avril 2009

L’éducation en région éloignée

29 avril 2009 par Josée Beaudoin

Le Conseil supérieur de l’Éducation a fait connaître récemment le résultat de ses travaux sur le thème de l’Éducation en région, dans le cadre de son rapport annuel remis aux membres de l’Assemblée nationale.  Intitulé « L’Éducation en région éloignée : une responsabilité collective »,  le rapport rappelle que « l’accessibilité à l’éducation est non seulement une question d’équité pour les personnes, mais aussi une nécessité pour le Québec, qui a besoin pour son développement de la participation de tous ses citoyens et citoyennes sans distinction de leur lieu de résidence. »

Le CEFRIO était membre de ce comité.  Dans les quatre grandes orientations retenues par les membres du comité, on retient l’importance de l’innovation, appuyée par la recherche et l’expérimentation, de même que l’importance de l’éducation pour assurer la vitalité des communautés locales.  

Les projets du CEFRIO École éloignée en réseau et Cégeps en réseau sont mentionnés dans ce rapport à titre de projets innovateurs pour l’avenir de l’éducation en région.  Le rapport du Conseil est disponible au http://www.cse.gouv.qc.ca/fichiers/documents/publications/CEBE/50-0188.pdf

Source :  communiqué de presse du Conseil supérieur de l’Éducation, en date du 25 mars

Le secteur agricole sur le chemin de l’innovation!

28 avril 2009 par Youni Shabah

Défis du secteur agricole et agroalimentaire

De nos jours, l’industrie agricole et agroalimentaire se caractérise par une forte concurrence mondiale, une évolution rapide de la technologie et du marché et des exigences accrues au niveau financier et environnemental1. De plus, tout comme les autres secteurs économiques, le secteur agricole et agroalimentaire évolue de plus en plus dans une économie basée sur le savoir, source de créativité, d’innovation et d’amélioration de la compétitivité. Avec la complexité de l’agriculture des dernières années, les producteurs et entrepreneurs agricoles du Québec se doivent d’être à la fine pointe de l’information, qu’elle soit technologique, financière, environnementale, comptable, etc.

Cependant, il n’est pas possible pour un producteur agricole d’être un expert dans toutes les sphères de son entreprise. C’est pourquoi le rôle des conseillers agricoles est si important. Plus que jamais, les intervenants qui accompagnent les agriculteurs dans la gestion de leur entreprise se doivent d’utiliser des outils performants leur permettant de détenir toutes les informations pertinentes à leur travail. De plus en plus, ils doivent collaborer entre eux afin d’apporter le meilleur soutien aux producteurs agricoles et de bien les orienter dans des décisions qui peuvent avoir des implications financières importantes.

Actuellement, près de 2000 conseillers agricoles interviennent auprès des producteurs agricoles au Québec, dans toutes les régions. Ces conseillers sont confrontés à des défis liés à leur pratique professionnelle dans un contexte de larges territoires à couvrir. Comment améliorer la capacité de consultation des conseillers agricoles afin d’accroître la rentabilité et la compétitivité des entreprises agricoles ? Comment abolir les barrières géographiques et faciliter le travail de collaboration entre les conseillers agricoles ?

Un projet novateur : transformer les pratiques professionnelles

En réponse à l’enjeu stratégique de développement et de compétitivité du secteur agricole et agroalimentaire, le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) a souhaité impulser un mode de travail collaboratif entre les conseillers agricoles. C’est dans ce contexte qu’en 2008, le CRAAQ a fait appel au CEFRIO pour l’accompagner dans cette transformation et mettre au monde un espace virtuel d’information et de collaboration : le bureau virtuel agricole et agroalimentaire. Le projet fut financé à l’intérieur du programme du Renouveau du cadre stratégique agricole canadien et place le Québec en tête de liste dans la concrétisation de l’usage des TIC dans ce secteur.

La vision du bureau virtuel agricole et agroalimentaire

Le bureau virtuel agricole et agroalimentaire est vu par le CEFRIO et le CRAAQ comme un moyen pour développer une culture de collaboration et d’échanges de connaissances entre les conseillers, au bénéfice du secteur agricole et agroalimentaire. Il est né du désir de faire progresser le milieu agricole dans la voie du travail collaboratif afin d’améliorer l’efficacité professionnelle des conseillers agricoles grâce aux nouvelles technologies de l’information et de collaboration comme levier d’innovation.

Le bureau virtuel offre un appui significatif aux conseillers agricoles permettant tout d’abord, d’abolir les barrières géographiques et ainsi de faciliter grandement le travail de collaboration entre les conseillers agricoles. De plus, l’accès à une foule d’informations pertinentes et parfois cruciales dans l’analyse d’une problématique est beaucoup plus simple puisqu’elles sont disponibles à partir d’un même portail. Ainsi, peu importe que le conseiller expert requis soit à 500 km, celui-ci pourra apporter sa contribution au dossier par l’intermédiaire du bureau virtuel.

D’un point de vue individuel, il vise à offrir, sous une même interface, des ressources et outils nécessaires à la réalisation de sa fonction de services-conseils et à stimuler le travail de collaboration en ligne avec d’autres conseillers de différentes instances; afin d’améliorer ses performances de services-conseils. D’un point de vue collectif, il vise à développer une mémoire collective/un bagage de connaissances collectives accessibles au réseau; afin de faire progresser la profession et le secteur agricole et agroalimentaire et développer une dynamique de partage de connaissances et d’expertise entre conseillers.

Le bureau virtuel est caractérisé par un système convivial, fiable et sécuritaire et une interface publique aux conseillers agricoles présentant le potentiel de l’outil. On y retrouve un cybercafé pour les conseillers afin de stimuler le maillage, l’appel de collaboration et le partage d’informations ainsi que des outils de collaboration tels que : forum de discussion, bibliothèque, blogue, favoris, vidéoconférence, calendrier lié au logiciel Outlook, moteur de recherche par mots-clés et par étiquettes.

Déroulement du projet : une démarche progressive

La première phase du projet consistait à réaliser la planification du projet, soit l’analyse des besoins des conseillers ainsi que l’inventaire des outils technologiques disponibles. Le CEFRIO a d’abord mené une enquête auprès des conseillers agricoles du Québec et a accompagné le CRAAQ dans l’examen et le choix de plateformes technologiques appropriées. En collaboration avec le Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM) une plateforme technologique a été adaptée pour les besoins du bureau virtuel.

Afin de faciliter l’appropriation de nouvelles technologies dans les façons de faire des conseillers agricoles, une approche pilote d’expérimentation a été privilégiée auprès de trois groupes cibles du domaine agricole soit Valacta (production laitière), le Réseau d’expertise en gestion agricole (conseils en gestion dans les fermes) et le groupe d’experts sur le bleuet nain coordonné par Agrinova. Parallèlement, un travail d’analyse sur les dimensions propres à la gouvernance et à la gestion d’une telle plateforme de travail a été mené dans le but de guider les réflexions et les choix du comité directeur du projet.

Après quelques mois d’expérimentation, une évaluation a été menée au sein des trois groupes pilotes. Elle a permis de dresser un certain nombre de conditions qui doivent être prises en compte lors de la réalisation et le déploiement d’une plateforme d’outil collaboratif : l’établissement d’un protocole et des objectifs à atteindre, l’animation, l’importance de préciser les rôles, la culture de collaboration, l’appropriation et la sensibilisation, la démarche d’accompagnement et le support technique.

Des résultats concluants

Depuis un an, les objectifs poursuivis par le projet ont été atteints. Le bureau virtuel a permis à l’ensemble des groupes de faciliter les échanges entre les membres grâce à la plateforme collaborative, de stimuler une culture de partage entre conseillers et de répertorier des contenus et outils en un seul lieu commun.

Depuis la fin de l’expérimentation, les trois groupes de travail poursuivent l’utilisation du bureau virtuel. Ils ont notamment identifié différentes façons d’intégrer l’outil collaboratif dans leur usage quotidien ou dans un contexte particulier à plus long terme : étendre la collaboration à d’autres membres du réseau et associations, utiliser l’outil collaboratif pour du coaching et du transfert d’expertise, etc. 

« Le bureau virtuel n’est qu’un outil technologique tant et aussi longtemps qu’il n’est pas adopté, humanisé et intégré dans le quotidien des conseillers agricoles. Il se doit d’être vu comme une valeur ajoutée dans le réseautage, le partage d’information et, surtout, la collaboration avec les autres conseillers pour une meilleure performance du secteur agricole et agroalimentaire » soutient Marie-Claude Lapierre, coordonnatrice du Bureau de projets et des TI, au CRAAQ.

Par ailleurs, le bilan et les résultats du projet d’expérimentation ont été dévoilés lors d’une session de transfert qui s’est tenue le 17 mars dernier à Drummondville. Véritable plateforme d’échanges sur les enjeux, les facteurs de succès et les leçons utiles à la transformation des pratiques, cette session de transfert a réuni des partenaires du CRAAQ, des présidents de comités et commissions, des conférenciers ainsi que des personnes engagées dans l’expérimentation du projet. Les présentations visuelles des conférences sont désormais disponibles sur le site web du bureau virtuel et les extraits vidéo de chacune des conférences de la journée seront en ligne sous peu.

L’avenir du bureau virtuel : pérenniser la collaboration

La collaboration dans le secteur agricole et agroalimentaire est un choix stratégique qui doit s’appuyer sur un processus progressif de transformation du secteur. Ce n’est pas qu’un projet, un site Web, un portail ou un outil : c’est davantage la transformation de la culture professionnelle du milieu agricole et agroalimentaire. Passer du mode silo au mode réseau, voilà l’esprit du bureau virtuel dont les valeurs communes sont le partage, la confiance, le respect d’autrui et le droit à l’erreur.

Comme l’indique Brigitte Dumont, Directrice générale du CRAAQ « Certes, ce projet est avant-gardiste! Nous sommes confiants en l’adoption du  bureau virtuel pour optimiser le travail collaboratif et développer de nouveaux réseaux ».  

Incontestablement, les bénéfices du travail collaboratif sont nombreux : réduction de couts, gain de temps, augmentation de la productivité, amélioration de l’autonomie des équipes, capitalisation et transfert des connaissances et des expertises, plus grande fluidité des données, une meilleure qualité de service client, etc. Toutefois, le principal enjeu du bureau virtuel est de transformer réellement les pratiques professionnelles, de manière à ce que les conseillers agricoles en voient rapidement le bénéfice pour eux, dans leur travail quotidien. Cet aspect de la transformation tient particulièrement à cœur au CRAAQ qui compte poursuivre son appui aux groupes de travail virtuels démarrés et aux nouveaux groupes qui souhaitent explorer ces nouvelles façons de faire.


1
Source : http://www.agr.gc.ca/rcs-src/coop/index_f.php?page=agriculture&s1=pub

La gestion des connaissances à la Régie du bâtiment du Québec

28 avril 2009 par Lucie Vachon

La Régie du bâtiment du Québec (RBQ) a participé, en tant que partenaire, au projet de recherche action du CEFRIO portant sur le Transfert intergénérationnel des savoirs à l’ère d’Internet dont l’un des principaux objectifs était d’accompagner les organisations participantes dans la mise en place d’un processus de gestion des connaissances. Cette collaboration avec le CEFRIO a aidé la RBQ à élaborer une stratégie pour sa première phase de développement en gestion des connaissances.

La RBQ a débuté sa démarche de gestion des connaissances à l’hiver 2006 par la réalisation d’un projet pilote qui a comporté quatre grandes phases : une étude de diagnostic, une mesure de criticité des connaissances, un alignement stratégique et une phase d’expérimentation d’outils de capitalisation des connaissances tacites. Les résultats issus de ces phases de développement ont permis à la RBQ de développer et de mettre en place des pratiques visant à dévulnérabiliser la RBQ  face aux départs à la retraite. À l’heure actuelle, les connaissances jugées stratégiques peuvent être capitalisées grâce aux trois outils suivants : la cartographie des connaissances au départ, la captation des réseaux d’experts et la modélisation d’historiques de réglementation.

Jusqu’à maintenant, les résultats issus de l’exercice sont forts positifs et ont démontré la pertinence et l’utilité du développement d’une stratégie de gestion des connaissances. La RBQ en est maintenant à planifier la deuxième phase de développement de son projet pilote qui visera la diffusion, le transfert et le renouvellement des connaissances explicitées. Parallèlement, la RBQ pourra bientôt entreprendre une nouvelle phase d’essaimage aux autres domaines de connaissances de l’organisation.

Dernières nouvelles du projet : « De la formation à l’amélioration continue – Une approche pour la PME manufactière »

28 avril 2009 par Éliane Limbert

Ce projet mandaté par le MDEIE vise à faire émerger de nouvelles pratiques en amélioration continue dans les PME manufacturières tout en implantant des solutions de formation en ligne.

Par cette expérimentation, les directeurs de production de 15 entreprises manufacturières situées en Chaudière-Appalaches et en Mauricie bénéficient de l’expertise des chercheurs de l’UQTR en matière de cartographie de la productivité et de l’accès à une vingtaine de modules de formation en ligne sur l’amélioration continue et la santé-sécurité de Solution Lean Access.

Des entreprises en action !

Ainsi, au cours des dernières semaines, les entreprises rencontrées ont présenté plusieurs actions, sans toujours nécessiter de gros investissements, qui proviennent souvent d’une réflexion commune avec les employés et dont l’application fut relativement rapide.

Parmi ces actions, mentionnons l’accroissement de la prévention en matière de santé et sécurité par une meilleure signalisation au plancher, la sensibilisation constante à la nécessité du rangement et de l’optimisation de l’aménagement des postes de travail (méthode des 5S).

Par exemple, identifier et dessiner le croquis de l’emplacement des outils peut régler le problème récursif du rangement. Documenter les différentes pannes et réparations d’une machine dans un dossier permet aussi d’en suivre l’historique et d’en établir un diagnostic après plusieurs mois.

Les modules de formation en ligne (5S, Kanban, gaspillage, etc.) permettent de faire comprendre aux employés ces notions essentielles qui contribuent à appliquer un processus d’amélioration continue au quotidien. Que la formation soit suivie de manière collective ou individuelle, elle est principalement utilisée lors de problématiques soulevées par les responsables de production.

Par ailleurs, certaines entreprises dont la démarche d’amélioration continue est très ancrée depuis de nombreuses années évoluent actuellement vers une approche axée sur la culture beaucoup plus que sur les outils ou les techniques, déjà mis en place.

Le besoin de revenir aux dimensions culturelles exprimées dans les 14 principes de Toyota et de penser amélioration continue selon une approche globale (et moins axée sur les résultats) ressort au sein des entreprises en cette période de crise économique.

Pour en savoir plus sur le projet 

Article de Nicholas Carr : Google in the middle

27 avril 2009 par Sébastien Tanguay

Voici un article très intéressant sur la relation amour-haine que les journaux entretiennent avec Google.

http://www.roughtype.com/archives/2009/04/google_in_the_m.php