Archives pour mars 2009

Les musées et Internet, une association heureuse

27 mars 2009 par Isabelle Poulin

Les musées et Internet, une association heureuse

Dévoilés à Miami le 6 mars 2008 dans le cadre du 9e WebWise Conference on Libraries and Museums in the Digital World, les résultats de l’InterConnections : A National Study of Users and Potential Users of Online Information sont très positifs quant à l’impact d’Internet dans le milieu muséal. On y apprend comment les gens recherchent de l’information à l’ère d’Internet et quels sont les impacts de ces comportements sur les interactions du public avec les bibliothèques et les musées.

Voici les principales conclusions à retenir de cette étude portant sur les comportements des adultes américains en 2006 :

  • - Les musées et les bibliothèques représentent les sources d’information en ligne les plus fiables selon les adultes de tous les âges, niveaux de scolarité, races et ethnies confondues. À ce propos, les informations diffusées en ligne par les musées obtiennent un résultat de 4,33 sur 5, la note 5 correspondant à une source extrêmement fiable.
  • - Il existe une corrélation positive entre l’utilisation d’Internet et les visites physiques dans les musées et les bibliothèques. À titre d’exemple, parmi les visiteurs des musées, 73,3% sont des utilisateurs d’Internet.
  • - L’utilisation d’Internet ne remplacera pas les visites en personne dans les musées et les bibliothèques. Au contraire, Internet représente plutôt une importante source d’informations complémentaires pour les visiteurs. De fait, 45% des visiteurs de musées font des visites en personne et à distance par le biais d’Internet.

Bref, cette étude permet de mieux comprendre à quel niveau l’utilisation d’Internet fidélise et informe les visiteurs quant aux activités offertes dans les musées.

Sources :

Institute of Museum and Library Services (2008). « IMLS announces results of study on the Internet’s impact on museums and libraries », 6 mars. http://www.imls.gov/news/2008/030608.shtm

Institute of Museum and Library Services (2008). InterConnections : the IMLS national study on the use of libraries, museums and the Internet : museums report, 81 p. http://interconnectionsreport.org/

Le Chantier branché, un projet innovateur!

27 mars 2009 par Sébastien Tanguay

Le CEFRIO s’associe à Chantier branché pour conduire des projets-pilotes qui permettront de mettre au point les nouveaux processus de communication et de partage d’informations sur un chantier de construction. Ces projets-pilotes seront l’occasion d’outiller quelques chantiers, d’accompagner les intervenants dans l’utilisation des technologies, de documenter, au fur et à mesure des difficultés, les facteurs de succès et les processus modifiés par l’usage de la plateforme du Chantier branché.  Des actions de valorisation et de diffusion dans le milieu de la construction seront par la suite réalisées au bénéfice de toute l’industrie. Chantier branché a été lancé officiellement le 25 mars dernier au Salon international du bâtiment.

Les aînés et les TI

27 mars 2009 par Najoua Kooli

Selon l’étude NETendances, près des trois quarts des adultes québécois auraient utilisé Internet sur une base régulière en 2007. L’édition 2007 de l’étude NETendances révèle que la majeure partie de la croissance d’aujourd’hui est conduite par les plus de 55 ans. Les aînés sont de plus en plus présents sur Internet puisqu’il s’agit du groupe de la population auprès duquel nous avons observé la plus importante croissance en matière d’utilisation d’Internet ces deux dernières années, ce groupe d’âge représentant celui où il y a le moins d’internautes. Cette croissance est d’autant plus importante qu’il s’agit d’une génération éduquée, encore active, avec un pouvoir d’achat élevé et qui représente une proportion grandissante de la population. L’intégration dans la société active et numérique des aînés devient dès lors primordiale.

Dans un tel contexte, il apparaît primordial de se pencher davantage sur l’usage que les aînés font des TI. Le projet Génération A, initié par le CEFRIO, vise à comprendre la relation qu’entretiennent les aînés québécois à l’égard des TI. Ce projet propose d’aborder la question des TI selon les préoccupations des aînés afin de définir quel type de société branchée correspond à leurs réalités, attentes et besoins.

Enquête NetGouv - Une nouvelle phase en 2009

27 mars 2009 par Najoua Kooli

C’est fort d’un savoir-faire construit au fil des ans, que le CEFRIO entend entamer en 2009 une phase qualitative de l’enquête NetGouv 2007, dont l’objectif viserait à identifier et à comprendre les facteurs favorisant l’inclusion numérique afin de faciliter l’accès et d’accroître l’utilisation des services publics en ligne. L’enquête NetGouv 2007 avait été réalisée en partenariat avec le ministère des Services Gouvernementaux (MSG) et la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

Regard sur la formation de base dans les entreprises manufacturières sur l’Île de Montréal

26 mars 2009 par Éliane Limbert

Plusieurs constats ont été faits au Québec relativement au problème de la formation dans les PME industrielles et plus précisément sur les compétences de base qui s’avèrent de plus en plus requises dans l’exercice quotidien du travail de production. Les instruments de travail font de plus en plus appel à des commandes numériques et l’écrit ainsi qu’une compréhension de base en mathématiques sont désormais requis. 

Par ailleurs, à Montréal, le bassin de main-d’œuvre provient de toutes les communautés culturelles et linguistiques, ce qui soulève ainsi la question de l’alphabétisation et/ou des capacités à travailler en français ou en anglais.

Un projet pour le travailleur et pour l’entreprise

C’est dans ce contexte que la Conférence régionale des élus de Montréal a sollicité le CEFRIO pour examiner de nouvelles avenues pouvant favoriser la formation de base en entreprise.  L’approche retenue met à contribution l’ordinateur comme instrument d’apprentissage et d’alphabétisation en matière de formation de base.  Il s’agit ainsi d’intégrer dans le matériel des formateurs en entreprise des stratégies nouvelles où le travailleur doit utiliser un ordinateur.  Il ne s’agit pas d’auto-formation en ligne (e-learning), mais d’une approche de groupe en entreprise, où chacun dispose d’un ordinateur.

Le CEFRIO fait l’hypothèse qu’une telle approche pourrait assurer à l’entreprise des avantages non négligeables sur le plan des compétences des travailleurs (dont une maîtrise plus grande de l’ordinateur), tout en faisant l’expérience d’une plus grande flexibilité dans l’organisation de la formation.  Comme ce fut le cas dans d’autres milieux de travail,  une telle démarche de développement de compétences de base conduit aussi à une hausse de la productivité des travailleurs, de meilleures pratiques de santé et sécurité au travail, une fidélisation accrue des travailleurs, une intégration plus réussie des immigrants, et une plus grande réceptivité des travailleurs face aux changements dans l’entreprise.

Le projet d’une durée de 15 à 18 mois vise à expérimenter avec des prestataires de formation en entreprise (commissions scolaires, organisme spécialisé en formation de base) et leur équipe d’enseignants  une telle approche intégrant l’ordinateur. 

Un partenariat auprès de la CPMT

De plus, la CRÉ et le CEFRIO sont appuyés par des partenaires issus du monde patronal et du monde syndical afin d’être porteurs de ce projet auprès de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), soit Les Manufacturiers et Exportateurs du Québec et la FTQ.

Accompagnement évaluatif du projet par des chercheurs de l’UQAM

Le but de cette recherche-action, sous la direction de Paul Bélanger, chercheur à l’UQAM,  est de préciser, dans une perspective d’évaluation formative, les conditions de réalisation et de réussite de l’intégration des TIC dans la formation de base en milieu de travail, tout en retraçant les principales significations de cette innovation pour les différents acteurs concernés (entreprises, organismes, formateurs, participants). Afin de tenir compte de la réalité du terrain et de favoriser le réajustement des interventions au fur et à mesure de leur déroulement, trois séries de rencontres sont prévues. 
Ces rencontres ont principalement pour objectif de retracer:

- Le contexte d’intégration des TIC dans l’entreprise ainsi que les conditions spécifiques de mise en oeuvre de la formation,
- les attentes quant à son impact sur le fonctionnement de l’entreprise,
- les différents facteurs permettant de rendre compte de la réussite de la formation.

Déroulement du projet jusqu’à ce jour

Une première phase de formation auprès de sept (7) formateurs impliqués dans le projet s’est déroulée en 2008. Celle-ci comprenait des échanges entre formateurs au sujet de leurs façons de faire et de leurs différentes approches pédagogiques. À partir de leur expérience et leur expertise, l’accompagnement du CEFRIO consistait à leur faire découvrir de nouvelles possibilités ou d’enrichir leurs activités pédagogiques actuelles avec la technologie. Le financement de ce projet a permis d’octroyer aux formateurs et aux participants de l’équipement informatique leur facilitant à la fois la transformation et la diffusion de leurs activités au sein de leur groupe.  La compétence de base enseignée porte sur le français langue seconde, de tous niveaux (débutant, intermédiaire et avancé).

Dès l’automne 2008, quelques formateurs ont commencé à expérimenter de nouvelles activités  ou  nouvelles approches dans leur groupe respectif en entreprise.

Voici quelques exemples d’activités réalisées avec l’ordinateur :
- enregistrement audio et vidéo d’une activité d’expression orale en utilisant la webcam (se présenter) et ré-écoute avec autoévaluation;
- rédaction de différentes parties d’une lettre intégrant des éléments grammaticaux précis;
- association de mots et d’illustrations;
- écoute de la prononciation des lettres et des mots, enregistrement et rétroaction;
- visionnement des clips vidéo sur un thème propre à l’objectif de formation à couvrir (lorsqu’Internet est accessible).

Les groupes d’employés sont formés majoritairement de personnes issues de l’immigration. Le nombre des participants peut varier de 3 à 12 selon les niveaux et les entreprises. À ce stade du projet, les entreprises impliquées oeuvrent toutes dans le secteur du vêtement et du textile.

Les premiers constats recueillis auprès des formateurs et de leurs participants sont très encourageants et dénotent un réel engouement pour l’utilisation de la technologie, d’autant plus que la majorité des personnes n’ont jamais accès à un ordinateur au sein même de leur famille. Au-delà du simple apprentissage du français, l’ordinateur et l’Internet ouvrent une infinie de possibilités de découvertes vers le monde extérieur et leur permettent de renouer des liens avec leurs proches.

Les formateurs, de manière unanime, nous ont confié qu’ils voyaient déjà émerger plusieurs bénéfices pour leurs participants. Ils sont d’ordre linguistique, culturel autant qu’économique surtout dans un secteur où la précarité d’emploi est très ressentie. Quant à eux, la technologie leur apporte une diversité d’activités à proposer et facilite l’atteinte de certains objectifs tant en compréhension orale qu’écrite.

L’accompagnement évaluatif par les chercheurs continuera jusqu’à l’été. Au cours de l’automne, des résultats préliminaires viendront, sans aucun doute, appuyer les constats actuels.