Archives pour août 2008

Une fracture numérique subsiste au Canada

14 août 2008 par CEFRIO

Les Canadiens utilisent Internet beaucoup plus et de façon plus diversifiée, mais une fracture du numérique subsiste parmi différents groupes, selon les nouvelles données de 2007 de l’Enquête canadienne sur l’utilisation d’Internet.

Près des trois quarts (73 %) des Canadiens âgés de 16 ans et plus, soit 19,2 millions, ont utilisé Internet à des fins personnelles au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. Il s’agit d’une hausse par rapport à la proportion d’un peu plus de deux tiers (68 %) enregistrée en 2005, lorsque l’enquête a été menée pour la dernière fois.

Pour la première fois, l’enquête englobait les jeunes âgés de 16 et de 17 ans. Ils ont été à l’origine de près d’un point de pourcentage des cinq points d’augmentation de l’utilisation d’Internet observés entre 2005 et 2007.

Les résultats de l’enquête montrent que la fracture du numérique (ou l’écart dans le taux d’utilisation d’Internet) persistait chez certains groupes de Canadiens, selon le revenu, la scolarité et l’âge.

L’enquête a en outre montré que les personnes vivant dans des régions urbaines ont continué d’être plus susceptibles d’avoir utilisé Internet que celles vivant dans des régions rurales ou des petites villes. Seulement 65 % des résidents des régions rurales ou des petites villes avaient utilisé Internet, ce qui est bien inférieur à la moyenne nationale, comparativement à un peu plus des trois quarts (76 %) des résidents des régions urbaines. Les deux proportions étaient plus élevées qu’en 2005.

Source : Canada. Statistique Canada (2008). « Enquête canadienne sur l’utilisation d’Internet, 2007 », Le Quotidien, 12 juin.

Hausse des achats en ligne au Québec : 80 M $ de plus qu’en juin 2007

8 août 2008 par CEFRIO

En juin dernier, 14 % des adultes québécois ont acheté pour plus de 322 millions de dollars de produits et services sur Internet comparativement à 251 millions de dollars en mai 2008, révèle le plus récent Indice du commerce électronique au Québec réalisé par le CEFRIO, l’agence Internet VDL2 et la firme SOM Recherches et Sondages. Ainsi, la dépense moyenne par consommateur québécois sur Internet est passée de 240 dollars en mai à 371 dollars en juin 2008.

Et qu’ont acheté les Québécois sur Internet en juin dernier ? Principalement, des livres, revues et journaux (18 %); des vêtements, bijoux et accessoires (15 %) et des billets de spectacle (11 %). Suivent ensuite le matériel d’ordinateur (8,5 %) et les logiciels (6,8 %), les appareils électroniques grand public (6,5 %), la musique (5,7 %), l’équipement sportif (5,1 %), les arrangements de voyage (4,4 %), les produits automobiles (3,6 %) et les produits pour la santé et la beauté — excluant les médicaments d’ordonnance (3,4 %).

Source : CEFRIO (2008). « Indice du commerce électronique au Québec - Hausse des achats en ligne au Québec : 80 M $ de plus qu’en juin 2007 », 12 août.

La longue traîne et le monde de la recherche

1 août 2008 par Réjean Roy

Consultation des numéros de The Economist qui se sont accumulés sur mon bureau pendant mes vacances. Un article paru dans l’édition du 19 juillet (p. 89) raconte que, selon une étude menée à l’Université de Chicago, la publication en ligne des revues scientifiques a eu un effet négatif sur la visibilité des articles qui y sont publiés. Ainsi, on note que l’apparition sur Internet d’une revue a généralement pour effet une hausse du nombre d’articles publiés dans cette revue qui ne sont jamais cités par la communauté scientifique internationale. De plus, chaque fois qu’une année supplémentaires des vieux numéros d’une revue est mise en ligne, l’âge moyen des articles de cette revue auxquels font référence les chercheurs diminue d’un mois (autrement dit, contrairement à la thèse de Chris Anderson, sur Internet, les recherches passées perdent de leur popularité au lieu de retrouver un certain élan). Les facteurs qui expliquent ce phénomène ne seraient pas clairs. Peut-être, avance The Economist, certains articles autrefois découverts par accident dans la version papier des revues n’attirent-ils plus l’attention, parce que les chercheurs, sur Internet, se rendent directement aux écrits renfermant les bons mots clés et négligent les autres. Dommage, souligne la revue : « Electronic searching means that no relevant paper is likely to go unread, but narrowing the definition of “relevance” risks reducing the cross-fertilisation of ideas that sometimes leads to big, unexpected advances ».